Le projet sur les plus-values immobilières du Grand Paris inquiète les professionnels
Le Grand Paris continue de faire grincer des dents. Cette fois, ce sont les professionnels qui réagissent. Les organisations représentatives des propriétaires investisseurs institutionnels (FSIF, ASPIM, AFILOG), de la promotion-construction (FPC Ile-de-France) et des entreprises utilisatrices (ADI) se mobilisent en effet dans un communiqué commun. Ils s’insurgent contre la création d’une taxe sur les plus-values immobilières liées à la réalisation de l’infrastructure de transports collectifs. Un impôt qui servirait à abonder les caisses de la future Société du Grand Paris, mais qui pour les professionnels serait dangereuse pour l’activité en Ile-de-France.
Les représentants des industries immobilières considèrent que «la création de cette taxe est une fausse bonne réponse» à la question du financement et redoutent une fuite des investisseurs. Pour eux cette taxe serait un coup de massue porté à un marché immobilier encore très fragile dans certaines zones autour de la capitale. «Saclay, Pleyel, Le Bourget ou encore Villejuif sont des zones en développement, où le marché immobilier est encore en devenir et vers lesquelles il faut aujourd’hui attirer les investisseurs; or ce sont elles qui deviendront pour quinze ans des territoires de surimposition», s’étonne Jean-Paul Dumortier, président de la Fédération des sociétés immobilières et foncières (FSIF).
Selon le projet de loi relatif au Grand Paris en cours d’examen au Sénat, le financement du projet est évalué à 21,4 milliards d’euros. D’autres pistes sont évoquées comme un droit de péage sur le métro ou une taxe sur les recettes commerciales (à lire, tous les détails dans le dossier «Grand Paris: un enjeu majeur pour la Finance» de L’Agefi Hebdo du 15 avril).
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