Le prix de l’or est appelé à grimper encore
Le soulagement ressenti par les marchés après l’annonce d’un fonds de sauvetage européen pour les Etats en difficulté peut temporairement faire refluer les cours de l’or, refuge par excellence dans les phases de forte remontée de l’aversion pour le risque. Mais il ne signifie pas que les facteurs qui jouent en faveur d’une hausse du métal jaune aient disparu.
Le graphique ci-contre montre que le long déclin du pouvoir d’achat contre les principales devises de l’or s’est terminé début 2000, laissant la place à un rattrapage sensible. L’or s’est apprécié contre toutes les devises et pas seulement contre le dollar. Alors que les gouvernements et les banques centrales peuvent facilement accélérer la création monétaire, ils ne peuvent guère avoir d’impact sur l’offre de métal jaune.
Le système monétaire global a donc un biais inflationniste inhérent à son existence même, car il ne peut s’appuyer sur les promesses politiques. Alors que les forces inflationnistes ont été effectivement enrayées au cours de la période allant du milieu des années 1980 au milieu des années 2000, elles reviennent actuellement en force. La politique monétaire de la Fed a été extraordinairement accommodante au cours des dernières années, à l’image de ce qu’elle avait été à la fin des années 70 lorsque les taux d’intérêt réels sont devenus négatifs pour une période prolongée. Le résultat a été une flambée des cours de l’or et la même chose se produit actuellement.
Le prix de l’or est donc appelé à grimper encore jusqu’à ce que les politiques monétaires se durcissent.
Plus d'articles du même thème
-
La facturation électronique entame son compte à rebours décisif
Seules 2 millions d’entreprises, assujetties ou non à la TVA, disposent déjà d’une plateforme agréée de réception de factures contre plus de 10 millions concernées à terme. Avant le couperet du 1er septembre, le temps presse, même si Bercy promet de la mansuétude dans l'appréciation des efforts des entreprises qui rateraient ce premier rendez-vous. -
Thyssenkrupp retrouve des niveaux boursiers inédits de huit ans
Porté par des ventes meilleures que prévu, l’aciériste profite surtout d'un accord imminent avec Bruxelles pour garantir une aide à son site sidérurgique vert de 3 milliards d'euros. -
Allfunds, Schroders et Russell Investments, la vie après le rachat
Le secteur de la gestion d’actifs a été marqué par trois acquisitions majeures depuis le début 2026. Allfunds, Schroders et Russell Investments vont chacun prendre une nouvelle direction après leur adossement. -
La plateforme de financement participatif Tudigo est placée en redressement judiciaire
Une offre de reprise a été publiée par l’entité désignée comme administrateur. -
La volatilité des actions tombe à un plus bas cette année
L’indice Vix de volatilité du S&P 500 a chuté à 14,40, son plus bas depuis janvier, soutenu par l’anticipation de banques centrales moins restrictives et les bons résultats de la tech. -
Valneva face à l'épreuve du second semestre après le revers de l'Ixchiq
Le fabricant de vaccins maintient ses prévisions commerciales mais sa rentabilité se dégrade. Un casse-tête qui nourrit les doutes sur le réel potentiel de croissance du vaccin contre le chikungunya.
ETF à la Une
VanEck s’apprête à lancer un ETF Ucits axé sur l’agroalimentaire
- La finance climatique franchit les 2.000 milliards de dollars
- Pimco et AllianzGI collectent 87 milliards d'euros au premier semestre 2026
- Le fonds souverain norvégien carbure à l'IA
- L&G AM lance le premier ETF UCITS exclusivement dédié aux obligations d’Etat africaines
- Azhar Hussain rejoint le bureau londonien d'Amundi
Contenu de nos partenaires
-
EngrenageAu Yémen, la dangereuse escalade qui menace le détroit de Bab el-Mandeb
Le conflit entre Houthis et forces gouvernementales yéménites s'est réveillé, faisant peser le risque de nouvelles attaques contre les navires empruntant le passage stratégique -
Croyants ou pas, Washington veut des alliés qui défendent le christianisme en Europe
L'administration Trump estime que l'Europe a tourné le dos à l'héritage occidental chrétien. Elle aimerait la ramener sur la bonne voie -
Ainsi soient-ilsAttal, Philippe, Retailleau... et Dieu
Pour la première fois sous la Ve République, la droite et le centre pourraient être représentés à la présidentielle par un non-croyant. Si Bruno Retailleau est un catholique fervent, Edouard Philippe et Gabriel Attal entretiennent une relation distante avec la religion