Le private equity, pourvoyeur privilégié de sociétés pour Alternext
En 2007, 72 % des sociétés introduites sur le marché dédié aux petites et moyennes capitalisations étaient adossées à des fonds, selon Allegra Finance
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Virginie Deneuville
Alternext constitue une voie de sortie appréciée des fonds de private equity. En 2007, 72 % des sociétés introduites sur le marché dédié aux petites et moyennes capitalisations étaient en effet adossées à des fonds de capital-investissement, selon des données fournies par la société financière indépendante Allegra Finance. Sur les 114 sociétés cotées sur Alternext à fin décembre, 74 sociétés, représentant 65 % de l’ensemble, avaient au sein de leur capital des investisseurs financiers.
Qu’elles soient indépendantes ou adossées à des fonds, les sociétés introduites en Bourse présentent un profil similaire, tant en termes de chiffres d’affaires (avec une médiane de 12 millions d’euros) que de rentabilité (avec un résultat net médian de 800.000 euros). Toutefois, des différences sensibles entre les deux catégories de sociétés interviennent en termes d’approche boursière.
« On observe que les entreprises adossées à des financiers ont levé près de 9 millions d’euros (montant médian) contre moins de 6 millions pour les entreprises indépendantes pour un flottant identique soit environ 22 % », relève l’étude. La capitalisation boursière des premières (35 millions d’euros) étant dès lors sensiblement plus élevée que celle des secondes (30 millions).
Par ailleurs, en dépit d’une valorisation plus élevée, les entreprises adossées enregistrent lors de l’introduction une demande de titres plus soutenue avec un taux de sursouscription médian de 3,5 fois contre moins de 2 fois pour les sociétés indépendantes.
Dernier point, les entreprises adossées enregistrent des performances boursières deux fois plus élevées (+15,1 % depuis leur introduction) que les autres (7,2 %).
« Les montants levés étant plus importants pour les entreprises accompagnées par des financiers, celles-ci ont pu mobiliser davantage d’investisseurs et ainsi offrir une plus grande liquidité. On peut également supposer que les entreprises qui ont d’ores et déjà ouvert leur capital à des tiers ont un plus grand savoir-faire pour attirer les investisseurs », explique Yannick Petit, président d’Allegra Finance. Et d’ajouter : « il est vraisemblable que les entreprises adossées à des financiers ont levé des fonds dans le passé qui leur ont permis d’engager des programmes de recherche et de développement qui offrent désormais des potentiels de croissance plus élevés que leurs consœurs restées indépendantes ».
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