«Le potentiel de baisse de l’euro est loin d'être atteint»
Valérie Perez, responsable changes en France chez Deutsche Bank
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
L’Agefi : Comment voyez-vous évoluer l’euro/dollar à six mois ?
Valérie Perez : Nous sommes plutôt baissiers; nous pensons que l’euro/dollar peut atteindre 1,20 cet été, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le risque souverain et le risque systémique vont faire peser une prime de risque sur l’euro tant que nous n’aurons pas plus de visibilité sur la situation de la Grèce. Par ailleurs, le différentiel de croissance de part et d’autre de l’Atlantique (bonnes statistiques aux Etats-Unis, PMI et IFO en baisse au sein de la zone euro) suggère un différentiel de taux d’intérêts qui jouera en défaveur de l’euro. Enfin, alors que les flux equity vers les Etats-Unis progressent, le moindre réajustement des réserves des banques centrales vers l’euro laissent craindre une érosion de la monnaie unique; dans le même temps, les positions vendeuses sur l’euro sont loin d’avoir atteint un extrême. Pour toutes ces raisons, nous pensons que le potentiel de baisse de l’euro est loin d’être atteint.
Jusqu’à quel point la livre peut-elle faire office de valeur refuge face à l’euro ?
Après avoir été haussiers sur la livre depuis le début de l’année, nous estimons que ce mouvement a atteint son pic et anticipons à présent une baisse. Le mix actuel d’inflation forte et croissance faible ne devrait pas soutenir la devise britannique. Les flux récents d’achats de livres reflètent d’après nos analystes plus la mise en place de positions longues spéculatives que l’attrait pour une valeur refuge. Notre vue baissière sur la livre devrait s’exprimer contre le dollar plus que contre l’euro, du fait des incertitudes qui planent sur la zone.
Le groupe de Ken Griffin va racheter le gros du portefeuille d'actions cotées de Situational Awareness. Ce dernier a surfé sur la vague de l'IA jusqu'à peser 20 milliards de dollars, avant de prendre de plein fouet la baisse des valeurs tech en juillet. Un rappel à l'ordre.
La croissance des moteurs que sont l’investissement et la consommation reste soutenue. Sans relancer l’inflation sous-jacente en juin, au vu des indices liés aux dépenses PCE également publiés jeudi. De quoi faire patienter les marchés et envisager un nouveau statu quo de la Fed en septembre.
La devise japonaise s'est subitement appréciée de 3% face au billet vert. Les analystes suspectent fortement une intervention des autorités, à la veille de la réunion de la Banque du Japon.
En France, la banque de détail, portée par la marge nette d’intérêt, affiche une santé éclatante. Avec 14,8 millions de clients, les réseaux domestiques tutoient l'objectif 2027, fixé à 15 millions.
La banque touche de nouveaux sommets en Bourse après la publication de ses résultats trimestriels et quelques semaines avant de dévoiler sa feuille de route à horizon 2029.
Après la décision d’expulser l’ancienne dirigeante de RT France, le parti tente de tenir une ligne étroite : tourner la page des soupçons de complaisance envers Moscou tout en évitant d’apparaître comme le soutien d’une restriction des libertés publiques
Hasard du calendrier, le Premier ministre et le candidat Renaissance à l'élection présidentielle se soucient au même moment du bien-être des animaux de compagnie
Officiellement, l'arsenal américain se porte bien. Officieusement, les chiffres racontent une tout autre histoire : selon une récente analyse, les stocks de missiles Patriot et THAAD ont fondu de moitié depuis le début du conflit avec Téhéran