Le Portugal s’approche de la fin de son programme d’aide
Le pays a racheté 1,32 milliard d’obligations 2014 et 2015 hier. Reste à savoir s’il pourra faire l'économie d’une ligne de crédit de précaution après mai
Publié le
Alexandre Garabedian
Fin mars, le Portugal devrait être fixé sur son sort. La Troïka rassemblant le FMI, l’Union européenne et la BCE, est censée publier à cette date ses recommandations sur la sortie du programme d’aide internationale dont bénéficie le pays. Avec comme alternative, un retour sur les marchés sans filet de sécurité, à l’image de l’Irlande, ou avec le soutien d’une ligne de crédit de précaution.
Dans l’attente, Lisbonne essaie de se placer dans les meilleures conditions. Il a racheté hier un total de 1,32 milliard d’euros d’obligations arrivant à échéance cette année et l’an prochain. «Le montant est plutôt dans le bas de la fourchette, car presque toutes les offres ont été satisfaites, notent les stratégistes taux de RBS. C’est aussi une marque de confiance dans les emprunts d’Etat portugais, d’autant que nous pensons que le gros de ces souches est détenu par des investisseurs internationaux».
Le gros des rachats (1,03 milliard) a eu lieu sur la souche octobre 2015. Une décision logique. «Comme les besoins de financement de l’Etat sont relativement élevés en 2015 à 16,1 milliards d’euros selon le Trésor portugais, plus les porteurs 2015 participeront à l’offre et plus le programme d’émission sera lissé», relevaient les économistes de Nomura avant l’opération. En 2014, les besoins de financement tournent autour de 12 milliards d’euros, mais le pays en a déjà levé plus de la moitié à travers deux syndications de dette en janvier et en février.
La plupart des observateurs estiment cependant que le Portugal ne pourra faire l’économie d’un filet de sécurité après la fin du programme d’aide en mai. Le ratio de dette publique a atteint 129,4% du PIB en 2013. Le pays reste noté en catégorie spéculative, alors que l’Irlande a retrouvé la catégorie investment grade chez Moody’s en janvier. Le Portugal ne suivra pas forcément la même trajectoire et ses perspectives de croissance restent problématiques, soulignait hier Kathrin Muehlbronner, l’analyste pays de Moody’s, citée par Bloomberg.
Enfin, le rendement à 10 ans, malgré un rally de 155 points de base en un an, demeure, à 4,77%, bien plus élevé que celui de l’Irlande (3,07%). «Avec ou sans ligne de crédit, la sortie du programme est positive, estime pour sa part Alberto Gallo, chez RBS. Les rendements n’ont pas intégré toute l’amélioration de la situation du Portugal sur l’année écoulée et constituent le meilleur couple rentabilité/risque en Europe».
En pleine préparation du budget 2027, le ministère de l’Economie et des Finances compte ouvrir le débat public avec des scénarios et des propositions d'arbitrages élaborés par quatre experts. Sans forcément les prendre en compte.
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
Le prestataire de tiers-payant qui travaille avec un grand nombre de complémentaires santé et de courtiers subit pour la deuxième fois en deux ans une attaque de grande ampleur sur ses données. Un épisode qui fragilise encore la chaîne de gestion des prestations de santé.
La Banque centrale européenne constate que le risque encouru par les institutions financières européennes concernant le crédit privé reste faible. Les assureurs et les fonds de pension seraient davantage touchés que les banques en cas de crise grave.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
A peine entrouvert par Jordan Bardella, le débat sur les retraites révèle une fracture plus profonde : celle d’un parti hésitant entre une tradition de protection sociale et une vision plus contributive et responsabilisante du système. Des flottements qui inquiètent jusque dans ses rangs
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?