Le plan Obama pour les banques rend les marchés plus volatils
Le VIX, qui mesure la volatilité implicite à un mois de l’indice S&P 500, est passé de 17,6 % à 26 % hier après avoir touché 27,3 % vendredi
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Tân Le Quang
L’idée d’une réduction de la taille des banques américaines, ainsi que de leur prise de risques, a rendu plus nerveux les marchés qui, depuis fin mars 2009, avaient réussi à retrouver beaucoup de sérénité. Outre-Rhin, le VDAX, l’indice de la volatilité implicite du DAX, qui avait touché un plancher le 19 janvier à 19%, s’élevait hier à 23,7%. Son homologue américain, le VIX, qui mesure la volatilité implicite à un mois de l’indice S&P 500, est passé de 17,6% à 26% hier, après avoir touché les 27,3% vendredi. On est toutefois encore loin des 80,9% du 20 novembre 2008. Depuis, le VIX a reflué pour atteindre un plancher de 17,5% le 11 janvier dernier.
Selon Daniel Roy, stratégiste dérivés chez Newedge, la volatilité sur les options de maturité février 2010 sur le S&P 500 est passée de 15%, le 19 janvier, à 19% à vendredi dernier avant de se stabiliser. «Ce mouvement haussier sur le court terme est marqué sans être extraordinaire. La tendance de ces douze derniers mois a été baissière pour la volatilité des marchés actions avec quelques chocs comme les craintes sur Dubaï, explique l’expert. Cependant, les projets américains pour le secteur bancaire apportent plus d’incertitude. Il faudra attendre la prochaine moisson de résultats et la publication d’indicateurs économiques comme le PIB américain et l’ISM avant de confirmer ou non une poursuite de la hausse de la volatilité».
Mais ce regain de nervosité est moins perceptible à un horizon plus lointain. La volatilité des options décembre 2010 sur le S&P, par exemple, s’est accrue de moins de 1 point de pourcentage à 23%.
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