Le plan de TF1 plus attendu que ses résultats
La rentabilité de TF1 devrait s’être améliorée en 2007. Après la publication d’une croissance publicitaire de 0,6 %, «nous tablons sur des coûts de programmes 2007 en baisse de 3,3 % et sur un Ebit (NDLR: résultat d’exploitation) en hausse de 5 % à 315 millions d’euros, en ligne avec le consensus de 310 millions d’euros», prévoit Oddo. La raison ? Un effet de base plus favorable sur le coût de la grille, 2006 ayant intégré la Coupe du monde de football.
Néanmoins, ces résultats attendus demain soir pourraient bien passer au second plan car pour l’heure, c’est surtout le manque de visibilité sur 2008 qui retient l’attention des experts. «Notre prévision sur les recettes publicitaires de TF1 est une croissance nulle en 2008», écrit ainsi CM-CIC. Les analystes seront donc très attentifs au discours sur les perspectives (Oddo craint une baisse des recettes de 3 % au premier trimestre). Et dans ces conditions, ils devraient avant tout s’intéresser au plan stratégique que doit dévoiler le directeur général, Nonce Paolini, lors d’une réunion jeudi.
Le premier axe concernera le positionnement du groupe. Car s’il veut devenir un média global, TF1 «a du mal à mettre en œuvre cette stratégie», constate CM-CIC. Bref, comme le précise Oddo, le but sera d’«inciter les téléspectateurs de TF1 à se retrouver davantage sur les autres contenus du groupe». Notamment sur le web, qui ne représente que 1 % de son chiffre d’affaires alors que le site de TF1 se classe au neuvième rang en France en termes d’audience. Certains attendent donc l’annonce d’une recherche de partenariat pour monétiser l’audience.
Parallèlement, l’accent devrait être mis sur la réduction des coûts - pour les achats ou encore la rédaction, par exemple. Constatant que TF1 et LCI ont des rédactions séparées dont le budget total s’élève à 160 millions d’euros (à rapporter à un coût de la grille de un milliard), CM-CIC estime que «10 % d’économies en 12 mois devraient être atteignables ».
Enfin, dans le débat actuel concernant la publicité sur les chaînes publiques, TF1 ne manquera certainement pas d’aborder le thème de la réglementation, en particulier pour réitérer sa position en faveur d’une plus grande flexibilité sur la publicité (heure d’horloge).
Pour les analystes, ce plan ne devrait néanmoins pas changer fondamentalement la donne pour le titre. Du moins tant que demeurera l’incertitude sur le marché publicitaire et la réglementation.
Plus d'articles du même thème
-
Stellantis et Nissan négocient la reprise de certains actifs de Marelli
Le constructeur franco-italo-américain lorgnerait les systèmes de suspension de l’équipementier, tandis que son homologue nippon convoiterait les pièces d'habitacle. -
Emmanuel Maillet (April) : «L'assurance emprunteur devient un levier de croissance pour les CGP»
La résiliation à tout moment a profondément transformé le marché de l’assurance emprunteur. Porté par l’essor de la substitution et l’arrivée de nouveaux réseaux de distribution, le secteur connaît une profonde recomposition. Emmanuel Maillet, directeur général délégué en charge des activités santé, prévoyance, emprunteur et épargne chez April, décrypte les mutations à l’œuvre et les nouvelles opportunités qui en découlent. -
OpenAI pourrait reporter son introduction en Bourse à 2027
Le créateur de ChatGPT préfèrerait patienter plutôt que de se coter à une valorisation inférieure à 1.000 milliards de dollars. L'un de ses actionnaires, Softbank, en fait les frais en Bourse. -
La demande intérieure et les services, deux atouts pour l'économie indienne
Touchée par la flambée des prix de l’énergie, l’Inde s’adapte et continue de se transformer. Depuis l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi en 2014, le pays a mené des réformes importantes et veut gagner sa place parmi les grands de ce monde. -
Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
Pour les grandes entreprises françaises, les promesses du marché indien n'ont plus rien de théorique. Mais l'hypercroissance impose de relever nombre de défis. -
La facture électronique ne mobilise pas encore toutes les troupes
L’enquête de Spendesk pointe un paradoxe entre confiance face à la réforme et niveau réel de préparation de la part des directeurs financiers.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- Sycomore atteint les 10 milliards d’euros d’encours
Contenu de nos partenaires
-
CoincésComment les Néerlandais, et les Européens en général, restent dépendants des Etats-Unis face à la Chine
Tout en critiquant le projet de loi américain qui interdirait aux fabricants chinois de puces électroniques d’accéder aux équipements occidentaux, La Haye vient d'adhérer à la « Pax Silica », l’initiative menée par Washington visant à exclure la Chine des chaînes d’approvisionnement en puces d’IA -
Canicule : Solidays annulé, la Marche des fiertés reportée sur demande du préfet de police
Face à des températures frôlant les 40 degrés à Paris ce week-end, le préfet de police Patrice Faure a contraint les organisateurs de Solidays et de la Marche des fiertés à annuler ou reporter leurs événements, sous peine d'interdiction par arrêté -
Seine colère« Emmanuel Grégoire se trouva fort dépourvu quand la canicule fut venue »
On assiste depuis une semaine à un naufrage dans les écoles parisiennes. Elles n’ont pu garder les enfants l’après-midi parce qu’il faisait 35 degrés dans les salles de classe, parfois davantage. Certes, beaucoup d’établissements scolaires en France connaissent pareille déconvenue durant cette canicule. Mais on n’imaginait pas qu’à Paris, après 25 ans de gestion socialo-écologiste, nous en serions à ce degré d’imprévoyance, d’impréparation et d’improvisation.