Le groupe présentera jeudi son programme stratégique autour de trois grands axes: le positionnement, la réduction des coûts et la réglementation
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Olivier Decarre
La rentabilité de TF1 devrait s’être améliorée en 2007. Après la publication d’une croissance publicitaire de 0,6 %, «nous tablons sur des coûts de programmes 2007 en baisse de 3,3 % et sur un Ebit (NDLR: résultat d’exploitation) en hausse de 5 % à 315 millions d’euros, en ligne avec le consensus de 310 millions d’euros», prévoit Oddo. La raison ? Un effet de base plus favorable sur le coût de la grille, 2006 ayant intégré la Coupe du monde de football.
Néanmoins, ces résultats attendus demain soir pourraient bien passer au second plan car pour l’heure, c’est surtout le manque de visibilité sur 2008 qui retient l’attention des experts. «Notre prévision sur les recettes publicitaires de TF1 est une croissance nulle en 2008», écrit ainsi CM-CIC. Les analystes seront donc très attentifs au discours sur les perspectives (Oddo craint une baisse des recettes de 3 % au premier trimestre). Et dans ces conditions, ils devraient avant tout s’intéresser au plan stratégique que doit dévoiler le directeur général, Nonce Paolini, lors d’une réunion jeudi.
Le premier axe concernera le positionnement du groupe. Car s’il veut devenir un média global, TF1 «a du mal à mettre en œuvre cette stratégie», constate CM-CIC. Bref, comme le précise Oddo, le but sera d’«inciter les téléspectateurs de TF1 à se retrouver davantage sur les autres contenus du groupe». Notamment sur le web, qui ne représente que 1 % de son chiffre d’affaires alors que le site de TF1 se classe au neuvième rang en France en termes d’audience. Certains attendent donc l’annonce d’une recherche de partenariat pour monétiser l’audience.
Parallèlement, l’accent devrait être mis sur la réduction des coûts - pour les achats ou encore la rédaction, par exemple. Constatant que TF1 et LCI ont des rédactions séparées dont le budget total s’élève à 160 millions d’euros (à rapporter à un coût de la grille de un milliard), CM-CIC estime que «10 % d’économies en 12 mois devraient être atteignables ».
Enfin, dans le débat actuel concernant la publicité sur les chaînes publiques, TF1 ne manquera certainement pas d’aborder le thème de la réglementation, en particulier pour réitérer sa position en faveur d’une plus grande flexibilité sur la publicité (heure d’horloge).
Pour les analystes, ce plan ne devrait néanmoins pas changer fondamentalement la donne pour le titre. Du moins tant que demeurera l’incertitude sur le marché publicitaire et la réglementation.
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