Le plan Bush laisse Wall Street sceptique
En traçant vendredi matin à la Maison Blanche les grandes lignes d’un plan de relance qu’il a souhaité d’une ampleur de 1% du PIB américain, soit environ 145 milliards de dollars, le président George W. Bush a montré combien il prenait au sérieux le risque d’une récession, mais il n’a pas rassuré les marchés financiers pour autant. En clôture, l’indice Dow Jones affichait un repli de 59,91 points, soit 0,49%, à 12099,30, son plus bas niveau depuis dix mois. L’indice vedette de la cote américaine venait d’abandonner 4% en une semaine, près de 9% depuis le début de l’année. En repli de 5,4% sur cinq jours, le S&P 500 affichait sa plus forte baisse hebdomadaire en plus de cinq ans.
«Honnêtement, je crois que les investisseurs mesurent les limites de la capacité du gouvernement à modifier la donne économique,» résumait Kim Caughey, analyste chez Fort Pitt Capital. «La crainte est que ce plan, et même la Fed, ne génèrent pas une puissance de feu suffisante pour éviter la récession,» ajoutait Richard Sparks, analyste chez Schaeffer’s Invesment Research.
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