Le PIB américain a rebondi plus que prévu au deuxième trimestre

La progression est de 4% en rythme annualisé alors que le consensus tablait sur 3%. Les chiffres de croissance des dernières années ont été ajustés
Solenn Poullennec

La hausse du PIB américain a été plus importante que prévu au deuxième trimestre 2014, notamment grâce à une progression des dépenses des ménages et à un fort effet stock. La croissance américaine est ressortie à 4% en rythme annualisé, selon les estimations préliminaires du Bureau d’analyse économique américain alors que le consensus tablait sur 3%.

Cette bonne surprise vient s’ajouter à la publication hier de chiffres positifs sur l’emploi américain. Les entreprises ont recruté 218.000 travailleurs en juillet, soit plus que la moyenne enregistrée cette année, selon les données de l’ADP Research Institute du New Jersey.

«Le fort rebond du PIB américain au deuxième trimestre et la solide croissance des créations d’emplois renforcent notre opinion selon laquelle la faiblesse du premier trimestre était un creux temporaire plutôt que le signe précurseur d’une faiblesse prolongée», assure la recherche économique de Citi. La consommation des ménages a contribué à hauteur de 1,69 point de pourcentage à la croissance mais «la surprise principale est venue d’un énorme bond des stocks non agricoles qui ont contribué pour pas moins de 1,6 point de pourcentage à la croissance», soulignent les économistes de BNP Paribas CIB.

A leurs yeux, «les données d’aujourd’hui effacent certaines des incohérences qu’on a pu voir entre les chiffres de l’emploi et ceux du PIB». Les dernières données publiées les incitent à revoir leur prévision de croissance pour cette année de 1,2% à 1,4%. Les économistes tablent également sur la publication de chiffres positifs sur l’emploi ce vendredi avec un taux de chômage maintenu à 6,1%.

Le Bureau d’analyse économique a par ailleurs révisé ses dernières estimations. L’augmentation annuelle moyenne de la croissance entre 2011 et 2013 a été revue en baisse de 2,2% à 2,0%. En revanche, le repli du PIB au premier trimestre de cette année n’est plus estimé qu’à -2,1% contre -2,9%. Sachant que les chiffres des trois derniers trimestres ont tous été revus à la hausse, «l’économie américaine a commencé cette année avec beaucoup plus d’allant que ce qui a été annoncé jusqu’à aujourd’hui», veut croire Harm Bandholz, chez UniCredit.

Compte tenu de l’amélioration de l’économie américaine, le comité de politique monétaire de la Fed, a décidé hier de réduire, comme prévu, le rythme de ses achats d’actifs de 10 milliards de dollars pour ramener son effort d’assouplissement quantitatif à 25 milliards de dollars par mois.

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