Le phénomène de fuite vers la qualité profite aux Bunds à 10 ans
L’écart de rendement entre titres d’Etat de la zone euro atteint des niveaux inégalés
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
Le rally obligataire bat son plein en Europe. Pour la troisième journée de bourse consécutive, les craintes d’éventuelles répercussions sur la croissance économique européenne de l’ébranlement du billet vert, ainsi que la crise de crédit, ont favorisé le phénomène de fuite vers la qualité au profit des titres souverains. Cependant, ce mouvement particulièrement violent se fait d’une manière des plus hiérarchisées. De fait, le vent de panique des investisseurs profite aux obligations allemandes qui continuent de tirer leur épingle du jeu au détriment des classes d’actifs risqués et autres dettes d’Etat.
De fait, le Bund 10 ans, de coupon 4 % et de maturité janvier 2018, a touché un cours record de 102,165, contre un récent plus bas de 97,035 le 27 décembre 2007. La crise de confiance actuelle sur les marchés financiers amène les gérants à privilégier les dettes longues aux dettes courtes, l'écart des taux 10 ans-2 ans s'établissant à 54 points de base (pb). Les obligations allemandes de maturité décembre 2009 reculaient hier de 8 pb à 3,186 %. Le rendement des titres d’Etat d’outre-Rhin a baissé à un niveau plancher de 3,73 % bien en dessous de ceux de leur homologues français (3,96 %), néerlandais (4 %), espagnol (4,02 %), grecques (4,40 %) ou encore italiens (4,35 %).
De fait, le 28 février dernier, date à laquelle le rendement du Bund 10 ans a atteint le seuil symbolique des 4 %, l’écart de taux avec les OAT 10 ans était de 10 pb. Ce dernier a atteint hier 23 pb, un record depuis 1998. L’écart avec les rendements néerlandais et espagnols s'élève dans l’ordre à 27 et 29 pb. La défiance du marché affecte tout particulièrement les obligations d’Etat grecques et italiennes avec des écarts de taux de 67 et 62 pb, contre 24 et 17 pb fin février.
La dégradation de l’évolution des différentiels de rendement met en évidence l’afflux massif des investisseurs sur le marché de la dette souveraine allemande, l’Allemagne étant l’économie au sein de la zone euro montrant le plus de résistance à la baisse du dollar et la crise des marchés comme en témoignent les statistiques du Bureau fédéral d’outre-Rhin. Les exportations allemandes ont bondi trois fois plus qu’attendu en janvier, les ventes à l’étranger ayant crû de 3,8 % depuis décembre contre 1% pour le consensus.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit