Le Perco prend racine chez les épargnants français
Plus de 334.000 salariés détiennent ce produit d’épargne retraite. L’encours moyen s’élève à 4.200 euros, contre 3.800 euros en 2006
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Annelot Huijgen
L’AFG (Association française de la gestion financière) ne cesse de le souligner : « Face à la dégradation programmée des taux de remplacement, une épargne retraite régulière commencée le plus tôt possible devient indispensable. » L’association se réjouit de la « forte croissance » des Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif) en 2007, car trois ans et demi après sa création par la loi Fillon sur les retraites, ce produit a été souscrit par 334.191 salariés, soit 66 % de plus qu’en 2006. Les encours totaux, de 1,4 milliard d’euros, augmentent davantage, de 84 %, mais moins rapidement qu’en 2006, où la progression avait été de 230 %. L’encours moyen est passé de 3.792 euros à 4.200 euros, et ce « en dépit d’un contexte boursier fébrile au second semestre ».
Plus de 56.000 entreprises offrent désormais ce produit d’épargne retraite à leurs salariés contre quelque 37.000 fin 2006. La part des versements volontaires dans les flux d’alimentation a doublé de 24 % à 48,9 %, tandis que le versement de la participation et de l’intéressement comptent respectivement pour 35,8 % et 15,3 %, contre 18 % et 10 % l’année dernière. Le gouvernement souhaite tripler l’apport de ces deux derniers dispositifs en les étendant à toutes les entreprises, ce que l’AFG voit comme l’opportunité « d’un meilleur partage des profits entre du pouvoir d’achat immédiat et le financement des retraites des jeunes générations ».
Or, l’âge moyen de l’adhérent a légèrement augmenté en 2007, de 45,6 ans à 46 ans. L’AFG plaide justement pour un crédit d’impôt sur les versements volontaires accordé aux moins de 45 ans, comme le recommande la Commission Attali. Environ un adhérent sur quatre a aujourd’hui moins de 40 ans, une proportion en léger recul par rapport à 2006. Désavouant la proposition de Nicolas Sarkozy d’assujettir l’intéressement aux cotisations vieillesse, ce qui « n’aurait qu’un caractère de trésorerie », l’association estime « par contre efficace d’affecter les sommes éventuellement prélevées à des systèmes par capitalisation destinés aux jeunes générations », notamment le Perco.
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