Le Parlement européen veut plus de transparence sur les opérations sur titres
Plus d’un an après la publication de la proposition de règlement, les députés européens ont finalement arrêté leur position sur la transparence des opérations de financement sur titres, l’un des maillons de la finance parallèle. En ligne avec les travaux du Conseil de stabilité financière (FSB), l’exécutif européen s’en était tenu à donner les moyens aux investisseurs et aux superviseurs d’en savoir plus sur ces opérations opaques tout en assurant une part importante du financement de la liquidité des opérateurs financiers, fonds, banques et même grandes entreprises.
Il recommandait notamment que les fonds soient obligés d’enregistrer ces opérations, qu’il s’agisse de prêt-emprunt de titres, de mise en pension, d’achat-revente de titres ou de swaps de collatéraux auprès de registres centraux dédiés. Les députés proposent d’étendre ces obligations aux banques et à tous les opérateurs réalisant des opérations sur titres. Ces registres seraient placés sous la supervision de l’autorité européenne des marchés (Esma), après agrément. Le rapport Soru adopté mardi prévoit une procédure allégée pour les registres ayant déjà reçu un agrément dans le cadre d’Emir.
En matière d’information des investisseurs également, il contraint également les banques et les sociétés cotées d’adjoindre, à l’instar des fonds, des détails sur l’état de ces opérations dans leur rapport financier annuel. Il propose également d’encadrer plus strictement la réutilisation des collatéraux reçus par une contrepartie dans le cadre de ces transactions, tout en obligeant les participants à ces opérations en chaîne de s’informer entre eux sur leurs obligations en cas de défaut de la contrepartie située en bout de chaîne.
Le vote de mardi ouvre la voie à une adoption rapide du texte, le conseil Ecofin ayant déjà arrêté sa position à la fin de l’année dernière. Les négociations ultimes entre Conseil et parlement devraient commencer fin avril. L’obligation de reporting auprès d’un registre central n’interviendra qu’un an et demi après l’entrée en vigueur.
D’ici là, la Commission européenne devrait revenir sur le sujet sous l’angle des décotes («haircuts») applicables dans ces opérations, sur lesquelles le FSB a achevé ses travaux en octobre.
Plus d'articles du même thème
-
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM -
Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
L’introduction hors norme sur le Nasdaq de SpaceX a attiré une demande plus de 4 fois supérieure à l’offre avec une hausse de près de 20% de l’action à la première cotation. D’autres méga-IPO vont inonder le marché, avec des airs de déjà-vu et un parfum de bulle spéculative. -
« La croissance des bénéfices dans l’UE devrait être inférieure au consensus »
Michele Morganti, stratégiste actions senior chez Generali Investments -
«Nous adoptons une neutralité de prudence plus que de conviction sur les actions»
Philippe Perrody, directeur de la gestion diversifiée et allocation d’actifs, actifs cotés chez Sienna.
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Jean-Baptiste Delabare (Montpensier Arbevel) : «La fusion nous a apporté une diversification que nous n'avions pas»
- Marc Riez (Vega IS) : «Nous avons engagé des discussions avec Novobanco au Portugal»
- Capital Group s'apprête à lancer ses ETF actifs en Europe
- L'AMF pourrait ouvrir les OPCVM aux cryptos
Contenu de nos partenaires
-
OPARaphaël Glucksmann : la gauche, c'est lui !
En meeting samedi, le cofondateur de Place publique a envoyé des messages d'amour aux socialistes. Il a besoin du soutien du PS pour devenir candidat à la présidentielle -
L'horizon s'assombritMatteo Salvini, le maillon faible de la coalition Meloni
La crise que traverse le chef de la Ligue, débordé par Roberto Vannacci et confronté à la fronde des élus du Nord, menace l’unité de la droite italienne en vue des législatives de 2027 -
Sur mesureG7 à Evian : ce que les Européens attendent de Donald Trump
Les alliés des Etats-Unis veulent profiter du sommet à Evian pour obtenir des avancées du président américain sur la guerre en Ukraine et une mission de déminage dans le détroit d'Ormuz. Mais rien ne garantit qu'il sera d'humeur généreuse