Le « Panel Taux » croit à une hausse modérée des taux longs américains
Ces six prochains mois, les grandes banques centrales devraient continuer à gérer avec prudence leur stratégie de sortie d’assouplissement quantitatif et discourir prudemment sur leur politique monétaire traditionnelle. C’est du moins ce qui ressort du Panel Taux Agefi de février réalisé auprès de 22 participants jeudi dernier.
De fait, le panel, à l’unanimité de ses membres, croit encore à un statu quo monétaire de la BCE, de la Fed, de la Banque d’Angleterre (BoE) et de la Banque du Japon (BoJ) d’ici fin à avril 2010. Et à horizon 6 mois, rares sont les experts à anticiper des politiques de taux plus restrictives.
Aurel BGC et Credit Suisse sont comme en janvier, les seuls répondants à l’enquête à parier sur une hausse des taux de la BoE, dans l’ordre, de 50 et 25 points de base (pb) à 1% et 0,75% d’ici à fin juillet 2010. Chose nouvelle, ils prévoient tous les deux un relèvement du refi de la BCE de 25 pb à 1,25% sur le même horizon d’investissement.
Pour ce qui est de la Fed, les deux établissements sont désormais du même avis qu’UBS. L'établissement suisse voit depuis janvier la banque centrale américaine remplacer sa marge de fluctuation de 0-0,25% par un niveau de 0,50% sur un horizon de 6 mois. De même, RBS parie sur des taux directeurs américains en hausse à 1%.
Quant à la BoJ, Natixis est le premier à croire à un resserrement de taux de 15 pb à 0,25% d’ici à 3 mois.
Côté taux longs, la majorité des membres du Panel sont restés ancrés sur leur position de janvier pour la zone euro et le Royaume-Uni où la reprise économique reste à confirmer, et pour le Japon où l’économie est toujours sous la menace déflationniste. En revanche, outre-Atlantique, la publication, en première estimation, vendredi, d’un bond de 5,7% du PIB au quatrième trimestre 2009 devrait valider l’hypothèse du panel d’un regain de tension des rendements des Treasuries à 10 ans. Même si ceux-ci sont restés stables vendredi, les prévisions moyennes à 3 et 6 mois ont été revues à la hausse, dans l’ordre, de 11 et 12 points de base à 3,76 et 3,95 %. Soit, par rapport à leur niveau de vendredi, un potentiel de hausse de 11 pb d’ici à fin avril et de 30 pb d’ici à fin juillet.
Sur le change, le billet vert, dont le retour en grâce s’est produit de manière prématurée fin 2009, semble avoir réendossé son statut de valeur refuge. Bien que l’euro/dollar ait cassé à la baisse la barre des 1,39 le 29 janvier, les participants en moyenne prédisent une remontée de la parité sur un horizon de 3 mois à 1,44, contre 1,47 en janvier. Soit un potentiel de baisse qui devrait rester limité. La Banque Postale prévoit même une poursuite de la baisse de l’euro avec une parité à 1,37 d’ici à fin avril, la prévision la plus basse du panel.
Plus d'articles du même thème
-
Volkswagen songe à supprimer jusqu’à 100.000 emplois dans le monde
La refonte du groupe automobile, qui toucherait l’ensemble de ses marques, entraînerait des réductions supplémentaires de coûts et des investissements révisés à la baisse. -
Le tribunal arbitral apporte un premier soulagement à Scor dans l'affaire Covéa
Par une décision rendue jeudi 25 juin, le tribunal arbitral met un terme à près de quatre ans de conflit entre Scor et Covéa portant sur des accords de rétrocession en réassurance vie. Une avancée pour le réassureur dont le cours de Bourse avait souffert de l’affaire, mais pas la fin de l’histoire. D’autres procédures liées sont encore en cours. -
Les fonds Obligations Euro toutes maturités à la loupe #172
La tendance baissière se poursuit sur ces fonds avec une moyenne des performances sur douze mois de +1,91%. -
Wall Street prospecte le filon des activités que l'IA ne pourra pas remplacer
Casinos, complexes de loisirs : outre-Atlantique, un nombre croissant d'investisseurs s'entiche du "location based entertainment", ces loisirs et expériences physiques ancrés dans un lieu précis. -
PARTENARIATAccalmie géopolitique : pourquoi les métaux stratégiques restent sous pression
Ormuz rouvre, mais le déficit d'aluminium et les goulets d'extraction persistent. Quel impact sur les portefeuilles -
PARTENARIATLes trois leviers structurels qui maintiennent les marchés mondiaux de l'énergie en équilibre
Entre choc et résilience, la crise au Moyen-Orient offre l’opportunité d’analyser comment les marchés énergétiques s'adaptent grâce à des mécanismes structurels.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- Sycomore atteint les 10 milliards d’euros d’encours
Contenu de nos partenaires
-
Guerre au Moyen-Orient: l'Iran affirme avoir frappé des positions militaires américaines
Téhéran affirme agir en représailles à des frappes américaines sur son territoire menées à la suite d’une attaque attribuée à l’Iran contre un navire commercial dans le détroit d’Ormuz -
Où se rafraîchir à Paris et ses alentours ? Notre sélection de piscines
Du padel flottant sur le lac de l'Abbaye des Vaux-de-Cernay à la piscine confidentielle du Shangri-La Paris, en passant par "La Piscine" éphémère du Hoxton dans le Sentier, la rédaction a recensé quelques adresses qui ouvrent leurs bassins à la journée pour échapper aux pics de chaleur estivaux. -
« Un vote historique » : comment Zohran Mamdani a réussi à geler les loyers à New York
Jeudi soir, une commission de la Ville a voté le gel des loyers des logements régulés. Un vote historique sur une promesse de campagne du maire démocrate, mais controversé