Le " Panel Crédit " tempère légèrement son enthousiasme pour la classe d’actifs
Les gérants sont un peu moins nombreux à surpondérer les obligations d’entreprises. Mais leurs fonds sont toujours quasi intégralement investis
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
Le marché du crédit s’essouffle. A l’approche de la fin d’année, l’activité baisse car les gérants préfèrent figer leurs performances. Les récents déboires de Dubaï semblent en outre jeter un froid sur l’ensemble des compartiments de taux. Les indices de dérivés de crédit en font particulièrement les frais. Alors qu’ils se resserraient depuis début novembre, ils sont repartis à la hausse ces derniers jours. Au total, l’iTraxx Crossover qui suit l’évolution du coût de la protection contre le risque de défaut des signatures en euro les plus risquées, s’est écarté de 37 points de base (pb) sur le mois de novembre. Sur le marché cash, les spreads des obligations non financières continuent de se resserrer. A l’inverse, l’indice iBoxx sur les financières, qui pourraient souffrir des déconvenues de Dubaï World, s’est écarté à la fin du mois de novembre.
Après les performances exceptionnelles affichées par le crédit depuis le début de l’année, les membres du Panel Agefi Crédit jouent la prudence. Ils ne sont plus que 60% à surpondérer la classe d’actifs contre 73% début novembre. Allianz Global Investors France et Pioneer Investments ont ainsi diminué leur exposition, passant de surpondérer à neutre. BNP Paribas AM reste le seul gestionnaire à sous-pondérer le crédit tandis que 35% des panélistes sont neutres sur les obligations corporates, contre 23% le mois dernier.
La prudence des gestionnaires s’accompagne d’un léger abaissement de leurs perspectives sur l’évolution des spreads. Début novembre, 73% des sociétés de gestion interrogées anticipaient un nouveau resserrement des marges de crédit. Mais elles ne sont plus que 55% à faire ce pari. Quatre gérants sur dix prévoient à présent une stabilisation du marché. Allianz Global Investors France, Crédit Agricole AM, Dexia AM et Swiss Life AM font à présent partie des sondés affichant une vision neutre alors qu’ils tablaient sur une nouvelle compression des spreads il y a un mois. DWS Investments a fait le pari opposé, passant de «neutre» à «positive».
Pour se positionner dans le crédit, les membres du Panel privilégient toujours les émetteurs de la catégorie investisseur, même si les émissions de titres à haut rendement ou non noté se sont multipliées ces dernières semaines. Seul JP Morgan AM marque sa préférence pour les titres high yield.
Mais les gérants n’ont plus beaucoup de fonds disponibles pour accroître leurs portefeuilles. Ils ont massivement investi dans le crédit cette année, profitant d’un marché primaire très actif. 250 milliards d’euros d’obligations non financières ont ainsi été émises depuis début janvier. Du coup, la part de cash dans les portefeuilles est réduite à 2,49% contre 2,72% le mois dernier et plus de 8% en début d’année.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Le futur porte-avions français « France-Libre » doit être équipé de catapultes électromagnétiques, technologie américaine à laquelle Donald Trump vient de renoncer pour ses nouveaux porte-avions. D’après le ministère des Armées, cela ne crée « aucun risque » identifié
Un tremblement de terre de magnitude 7,7 a été enregistré dans l’est de l’Indonésie. Il a provoqué la mort d’au moins 40 personnes. L’alerte au tsunami a été levée
Les universités anglo-saxonnens trustent toujours le palmarès international du classement de Shanghaï. Néanmoins, 27 établissements français s’arrogent des places estimables, dont Paris-Saclay à la 13e place