Le " Panel Crédit " se montre toujours plus confiant dans la classe d’actifs
70 % des gestionnaires surpondèrent le crédit. Ils y investissent massivement. Du coup, la part de cash dans les portefeuilles est tombée à 3,2 %
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Violaine Le Gall
Après le rally estival, le crédit continue d’avoir le vent en poupe. En septembre, les spreads des obligations corporates en euro se sont contractés légèrement. L’indice iBoxx qui regroupe tous les titres de la zone euro termine le mois de septembre à 119 points de base au-dessus des taux mid-swaps. Sur le marché des dérivés de crédit, la tendance a été plus marquée. L’indice iTraxx Crossover qui suit l’évolution du risque de défaut sur les émetteurs les plus risqués s’est contracté de 82 points de base (pb) à 514 pb.
Même si la détente générale sur le crédit et la baisse des taux se traduisent par une baisse des rendements offerts, le crédit attire toujours massivement les gestionnaires. Ils sont à présent 70 % au sein du «Panel Agefi Crédit» à surpondérer les obligations d’entreprises. Début septembre, ils étaient 63 %. Preuve de cet engouement, Allianz Global Investors France (AGI France), JPMorgan AM, LCF Edmond de Rothschild et Pioneer Investments sont passés de neutre à surpondérer sur le crédit. Fortis Investments est le seul membre du panel à alléger son exposition à la classe d’actifs, passant de surpondérer à neutre.
La très faible part de cash dans les portefeuilles témoigne aussi de l’appétit des membres du panel pour le crédit. Les liquidités ne représentent en moyenne que 3,23 %, un niveau très éloigné des 8 % de cash affichés en janvier dernier.
Logiquement, les membres du panel prévoient une évolution favorable des spreads. Sept gérants sur dix anticipent un resserrement sur le mois d’octobre. En septembre, ils étaient quatre sur dix à croire à ce scénario. AGI France, Axa IM, DWS Investments, JPMorgan AM et LCF Edmond de Rothschild passent ainsi de neutre à positive. Pioneer et Schroders relèvent quant à eux leurs anticipations de négatives à positives. Fortis Investments fait exception, passant de positive à neutre.
Compte tenu de la forte demande de titres, le marché primaire est toujours très dynamique. 26 milliards d’euros d’obligations non financières ont été émis en septembre. Les livres d’ordres sont toujours très fournis. L’émission inaugurale d’Areva, de 2,25 milliards d’euros, a par exemple attiré des ordres à hauteur de 17 milliards. Depuis le début de l’année, 226 milliards d’euros de titres non financiers ont été placés sur les marchés obligataires en euro, d’après la recherche crédit de Société Générale. Pour leurs opérations, les émetteurs privilégient les maturités courtes, de trois à cinq ans, afin d’en limiter le coût. Du coup, la duration moyenne des portefeuilles des gérants du panel ressort à 3,92 %.
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