Le Panel Crédit revoit à la hausse ses perspectives de performance
Les panélistes crédit de L’Agefi ont revu à la hausse les perspectives de performance de la classe d’actifs. Alors qu’entre novembre et décembre, une majorité des analystes avait adopté une perspective neutre pour les spreads à un mois, ils sont désormais 13 sur 20 à penser que les spreads vont se resserrer en janvier pour les titres corporates.
CPR AM, Groupama AM, JPMorgan AM, M&G Investments et Swiss Life AM font partie de ceux qui se montrent plus optimistes en janvier qu’en décembre. Au contraire, la Banque Postale AM est passée à neutre. Au total, la grande majorité des gérants continue à surpondérer le crédit dans leur portefeuille.
La part de cash dans les portefeuilles a légèrement diminué de 3,95% à 3,58%. Elle est notamment passée de 5% à 0% chez Nordea Investment Funds, de 7% à 5% chez Swiss Life AM et de 3% à 1% chez Allianz Global Investors. La duration des portefeuilles a quant à elle légèrement diminué.
Les gérants se montrent donc confiants pour l’année 2014 alors que 2013 a déjà été positive pour le marché du crédit et surtout pour celui du crédit à haut rendement. Décembre 2013 a pourtant été marqué par l’annonce, faite plus tôt que prévu, du début de la fin du programme d’assouplissement quantitatif (QE) de la Réserve fédérale américaine. A partir de ce mois-ci, les achats d’actifs de la banque centrale passeront de 85 milliards à 75 milliards de dollars.
«La réaction du marché au ‘tapering’ a été limitée, avec un rally modeste des actifs risqués et les taux américains et allemands à dix ans augmentant légèrement plus que de 10 points de base», souligne l’analyste de Barclays Soren Willemann pour qui le marché avait déjà intégré les conséquences de la fin progressive du QE depuis le mois de mai. Qui plus est, la Fed a fait savoir qu’elle garderait probablement les taux bas bien après le passage du taux de chômage sous la barre de 6,5%.
«A très court terme, nous croyons que les marchés devraient rester fermes. Cependant à moyen terme, la stabilité des spreads (ou leur léger resserrement) dépendra de la force des données économiques», résume la recherche de Barclays.
En Europe, la fin de la politique monétaire très accommodante n’est pas encore envisagée, ce qui devrait soutenir le crédit et favoriser le resserrement des spreads entre les titres des pays périphériques et ceux des pays les plus solides de la zone euro, selon Karsten Rosenkilde, gérant crédit chez Deutsche Asset & Wealth Management.
L’amélioration des perspectives de croissance et le maintien de politique monétaire accommodante font qu’il existe encore un potentiel de resserrement des spreads, selon Julien Daire, responsable de la gestion crédit chez CPR AM. A ses yeux, il est cependant «limité».
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