Seize sociétés sur vingt continuent de surpondérer la classe d’actifs, et près de la moitié sont positifs sur l'évolution des spreads
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Patrick Aussannaire
L’engouement des investisseurs pour le marché du crédit ne faiblit pas. Sur les vingt sociétés de gestion ayant répondu au Panel, elles sont ainsi toujours seize à surpondérer la classe d’actifs au sein de leurs portefeuilles au mois de juillet. Seuls Allianz Global Investors et Swiss Life AM continuent d’être neutres, avec le renfort de CM-CIC AM et Edmond de Rothschild AM, qui surpondéraient le crédit le mois dernier.
En revanche, CCR AM et la Française AM ont fait le chemin contraire en surpondérant désormais le crédit dans leurs portefeuilles de gestion.
Comme en juin, aucun des panélistes interrogés ne souhaite se positionner contre le marché en sous-pondérant le crédit, ni avoir une vision négative sur le niveau anticipé des spreads à un mois. Le camp des panélistes positifs sur l’évolution des spreads de crédit s’est d’ailleurs renforcé pour atteindre un nombre de neuf, qui rejoint presque les onze qui restent neutres. Parmi les convertis à la hausse des spreads figurent Axa IM, JPMorgan, La Française AM, alors qu’Edmond de Rothschild AM s’est quant à lui démarqué en passant de positif à neutre.
La part de cash dans les portefeuilles a une nouvelle fois reculé pour tomber à 3,34% au mois de juillet, contre 3,47% en juin et 3,69% en mai, alors que la duration moyenne a légèrement progressé à 4,29 années. Neuflize OBC Investments est une nouvelle fois resté fidèle à sa stratégie défensive avec une part de cash de 10%, rejoint par CCR AM qui l’avait réduite à 7% en juin. A contrario, Nordea Investment Funds et Natixis AM ont fait le choix plus offensif de ne détenir de cash au sein de leurs portefeuilles.
Les indices iTraxx Main et Crossover sont venus tester leurs niveaux les plus serrés de l’année à 55,5 pb et 221,75 pb, et les rendements se sont rapprochés de leurs plus faibles niveaux historiques la semaine dernière, tant sur le compartiment «investment grade» (IG) que sur le «high yield» (HY). Sur le seul mois de juin, les rendements moyens totaux offerts ont été de 0,62% par les obligations IG et de 0,59% sur le HY. SG CIB s’attend en outre à des rendements supplémentaires de 1,5% à 2% sur l’IG et d’environ 3,5% sur le HY d’ici à la fin de l’année.
Même à respectivement 1,82% et 3,82%, «le marché du crédit offre toujours des rendements bien plus élevés que les obligations refuge souveraines», estime SG CIB. Le rendement des obligations allemandes à 5 ans est ainsi tombé à 0,36%, le taux à 4 ans à 0,18% et le 3 ans à 0,06%. «Il est difficile de voir les rendements souverains progresser à un niveau nettement plus élevé dans un avenir proche, et même s’ils restent à leurs niveaux actuels, le processus de compression des spreads devrait se poursuivre, même s’il se fait à un rythme moins soutenu», ajoute SG CIB.
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