Le « Panel Allocation » se montre plus prudent en ce début 2010
Les gestions ont allégé leurs positions en actions pour se renforcer légèrement sur les autres classes d’actifs
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Yves-Marc Le Réour
Les gérants du Panel Agefi Allocation d’actifs tempèrent leur optimisme sur le compartiment actions en ce début d’année, en réduisant en un mois de 3 points à 48% leur exposition sur cette classe d’actifs. Même si la tendance reste à une surexposition aux actions, la barre des 50% a ainsi été franchie à la baisse pour la première fois depuis le mois d’octobre. Seule exception parmi les 12 contributeurs du Panel, Credit Suisse France augmente de 5 points son exposition aux actions qui représentent désormais la moitié de ses actifs sous gestion, au détriment des obligations et du cash qui s’élève encore à 20% du total.
La part obligataire augmente pour l’ensemble des gestions d’un point à 40%, dans un mouvement inverse à celui du mois précédent. Groupama demeure le bureau le plus exposé à ce compartiment qui représente 64% de son portefeuille dans un scénario prudent, bien qu’il ait renforcé sa sous-pondération par rapport à son propre benchmark. Aberdeen AM, nouveau venu dans ce Panel, et la Française des Placements sont les seuls gestions à consacrer au moins la moitié de leur portefeuille global aux obligations.
La poche de trésorerie a été légèrement renforcée de 3% à 4%, la moitié des gestions ayant choisi de ne pas avoir d’exposition en cash. Le dernier point saillant concerne le relèvement de 7% à 9% de la part consacrée aux actifs alternatifs, principalement dû à Credit Suisse France qui leur consacre 10% de son portefeuille alors qu’il était absent de ce compartiment durant les mois précédents. Il reste toutefois sous-pondéré sur cette classe d’actifs par rapport à son indice de référence, contrairement à Natixis qui devient surpondéré en faisant passer sa position de 2% à 5%. Schroders est ici le seul contributeur à contre-tendance en réduisant d’un mois sur l’autre de 23% à 21% sa pondération sur cette classe d’actifs.
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