Le Panel Allocation revient très doucement sur les actions

Si la moyenne d’avril reste quasiment stable, près de la moitié des gestions s’allègent légèrement en obligataire et en monétaire
Bruno de Roulhac

Malgré le regain de confiance des investisseurs sur toutes les classes d’actifs, le Panel Allocation affiche toujours un portefeuille quasiment stable depuis le début février. Les actions progressent d’un petit point à 48%, au détriment des actifs alternatifs, tandis que la part obligataire se maintient à 39% pour le sixième mois consécutif et que la poche de cash reste à son plus bas niveau depuis un an à 6%.

Toutefois, cet apparent statu quo – seulement un tiers des gestions se sont abstenues de modifier leur portefeuille – cache un vrai mouvement de fond vers les actions. La moitié des panélistes ont fait un geste en faveur des actions, souvent symbolique, en hausse de 1 ou 2 points pour la plupart. Seul BlackRock (+8 points à 58%) s’est montré plus ambitieux. State Street (61%), lui, est le plus agressif sur les actions. En revanche, La Française AM (-6 points à 35%), OFI AM (-5 points à 45%) et Nordea (-2 points à 45%) ont préféré s’alléger.

S’il est vrai que les marchés actions n’ont cessé de progresser depuis la mi-décembre, ils semblent marquer le pas en Europe depuis la mi-mars. Depuis les 3.600 points touchés en séance le 16 mars, le CAC a abandonné 5%. Reste à savoir s’il s’agit d’une simple consolidation technique ou d’un mouvement de fond. Le Panel Allocation croit, lui, à la reprise des actions.

D’autant que les gestions n’hésitent pas à s’écarter des autres classes d’actifs. Sur l’obligataire, BlackRock et Nordea s’allègent respectivement de 6 points à 34% et de 4 points à 40%. De fait, le crédit corporate affiche désormais des rendements historiquement bas (L’Agefi du 26 mars).

Si près de la moitié des gestions ont réduit leur position en monétaire, la moyenne du Panel reste stable à 6% en raison de Nordea, particulièrement pessimiste pour l’avenir en s’allégeant sur les actions comme sur les obligations, et en renforçant sa part de cash de 9 à 15%.

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