Le « Panel Allocation » passe en mode défensif
La clôture des comptes annuels n’est plus très loin. Et en l’attendant, les gérants semblent vouloir ne prendre aucun risque. Leur investissement en cash en ce début de mois de décembre en est le meilleur exemple. Même si les panélistes se disent encore sous-pondérés en cash vis-à-vis de leur benchmark, ils conservent désormais 7% de leurs encours en liquidités. Un chiffre en progression de 4 points sur un mois et qui constitue un record depuis la première publication du Panel Allocation en avril 2009.
Certains mouvements sont spectaculaires. UFG-LFP a passé sa pondération en cash de 0% à 25% en un mois, tandis que Robeco Gestions l’a portée de 0% à 20%.
Si cette prudence accrue peut se comprendre en fin d’année, elle est aussi à rapprocher de la crise qui fait rage sur la dette souveraine. D‘ailleurs, ce ne sont pas tant les actions (pondération stable) que les obligations qui ont fait les frais de cette fuite vers le cash.
Les gérants ne sont certainement pas restés insensibles à la remontée des taux des obligations d’états (+30 points de base en un mois sur le Bund) avec des conséquences pour les dettes corporate. L’indice Itraxx des CDS de la dette investment grade européenne a grimpé de 20 pb entre la fin octobre et les derniers jours de novembre. Sur la même période, l’indice des CDS high yield s’est pour sa part creusé de 50 pb.
A l’heure où le Panel Crédit se veut moins offensif, le Panel Allocation suit donc logiquement la même ligne. Le poids de l’obligataire dans les portefeuilles a été ramené de 44% à 38%. Du jamais vu depuis le lancement de ce panel. Parmi les plus fortes variations, Robeco Gestions a réduit son exposition de moitié (à 10%) et BNP Paribas l’a abaissée de 9 points (à 44%), la palme revenant sans conteste à UFG-LFP avec une pondération minorée de 35 points, à 25%.
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