Le " Panel Allocation " opte pour un quasi statu quo en novembre
La moitié des gestions ont conservé leur portefeuille inchangé, les autres se sont très légèrement renforcées en actions au détriment du crédit
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Bruno de Roulhac
Les gérants du Panel Allocation d’actifs semblent avoir trouvé un portefeuille équilibré! En effet, d’un mois sur l’autre, les maisons de gestion optent pour la stabilité, ne modifiant qu’à la marge leur pondération. Conformément à la tendance observée depuis la fin de l’été, les membres du Panel se renforcent en actions au détriment de l’obligataire. Toutefois le gain au profit des actions n’est que de 1 point, contre 2 points le mois précédent et 3 points en septembre.
Parallèlement, la part en obligations diminue de 1 point, après une baisse de 3 points le mois précédent. Sur 14 bureaux, huit ont maintenu leur part en actions et en obligations et six se sont très légèrement renforcés, de un ou deux points, en actions, et ont réduit d’autant leur part en obligations. Seule exception, SGAM, qui s’est allégé de 40% à 35% en obligations pour se renforcer de 5% à 10% en actifs alternatifs. Comme en octobre, la quasi-totalité des gestions surpondèrent les actions par rapport à leur propre benchmark. En revanche, les distorsions restent fortes au sein de l’obligataire: cinq gestions le surpondèrent, six le sous-pondèrent et trois sont neutres sur le crédit.
Fait plus remarquable, depuis la création du Panel, l’écart, de 10 points, n’a jamais été aussi important entre les actions et les obligations. Toutefois, ce spread pourrait se resserrer dans les prochaines semaines. En effet, le potentiel de rebond des marchés actions semble désormais limité. D’aucuns soulignent que les résultats du troisième trimestre n’enthousiasment plus guère le marché. D’ailleurs, les indices actions ont signé une très légère baisse en octobre. Les investisseurs pourraient donc revenir sur l’obligataire, même si ce segment n’offre plus les rendements de début d’année. Surtout, la prudence pourrait pousser les gérants à recréer une poche de cash, ou à se renforcer sur des actifs alternatifs.
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