Le Panel Allocation opte pour un profil plus défensif avant l’été
Les actions ne pèsent plus que 47% des portefeuilles contre 50% en mai, tandis que la part de cash remonte de 5% à 7%.
Publié le
Bruno de Roulhac
La poche actions vient de repasser sous le seuil des 50% pour revenir au niveau de décembre 2016.
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Crédit Thinkstock
Changement de tendance. Rarement le Panel Allocation a infléchi aussi rapidement son portefeuille. Avec la consolidation des marchés européens depuis la mi-mai, les gestions ont préféré opter pour la prudence en réduisant leur exposition aux actions. Et fortement. Après avoir consacré au moins la moitié de leur portefeuille aux actions pendant huit mois consécutifs, le Panel vient de repasser sous le seuil des 50%, cédant trois points à 47%. Soit un retour sur le niveau de décembre 2016. Les deux tiers des panélistes se sont allégés en actions. Parfois très fortement, comme Oddo BHF AM (-30 points à 25%), BFT IM (-15 points à 45%) et OFI AM (-10 points à 50%). Seules trois gestions ont préféré accroître leur position en actions, Nordea (+5 points à 50%), Swiss Life (+2 points à 35%) et Russell (+1 point à 53%). La majorité des gérants continuent à surpondérer les actions, qui restent leur classe d’actifs préférée, par rapport à leur propre benchmark.
Ce mouvement a d’abord profité à la poche de cash, qui se renforce de deux points à 7%, son plus haut niveau depuis novembre 2017. Une tendance traditionnelle en cas d’inquiétudes sur les marchés, mais ce repli est souvent provisoire. Pour l’heure, plus de la moitié des panélistes se sont renforcés, avec en tête Oddo BHF AM (+30 points à 35%), La Française AM (+9 points à 10%) et Schroders (+7 points à 10%). En revanche, CPR s’est allégé de 10 points à 10%, et Swiss Life et Union Bancaire Privée de 1 point à 3%.
Les obligations ont également profité de la réduction de l’exposition aux actions. Elles pèsent désormais 40% des portefeuilles (+2 points). Soit un retour sur le niveau de novembre 2016. Mais sur cette classe d’actifs, les avis restent plus partagés, avec un tiers de statu quo, un tiers d’allègement et un tiers de renforcement, dont notamment CPR AM (+23 points à 38%) et BFT IM (+20 points à 40%). D’ailleurs, seuls Robeco et Union Bancaire Privée, tous deux à 47%, surpondèrent les obligations par rapport à leur benchmark.
En revanche, les actifs alternatifs ne séduisent pas plus les investisseurs. Les mouvements ont été particulièrement rares, deux légers renforcements (+1 point pour Schroders et State Street) pour six allègements, dont CPR AM (-10 points à 10%) et BFT IM (-5 points à 5%).
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