Le « Panel Allocation » adopte un portefeuille plus défensif pour l’été
Les gestions reviennent à une position neutre sur les actions, et préfèrent se renforcer sur le cash et sur les actifs alternatifs
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Bruno de Roulhac
Pour la trêve estivale, les membres du Panel Allocation réduisent fortement le profil de risque de leur portefeuille. Ils ne consacrent désormais plus que 44% de leurs encours aux actions, soit une baisse de trois points en un mois, et un retour sur le niveau de l’été dernier. Pourtant depuis un an, l’EuroStoxx 50 n’a progressé que de 7%. A quelques jours du début de la saison des résultats semestriels, les gestions semblent préférer jouer la prudence sur cette classe d’actifs. Faute de visibilité sur la croissance mondiale, qui vient de montrer quelques signes de ralentissement tant aux Etats-Unis qu’en Chine, les entreprises pourraient s’abstenir de donner des prévisions pour le second semestre et pour 2011, voire décevoir le marché lors de la publication de leurs semestriels. Un risque que ne semblent pas vouloir prendre les gérants du «Panel Allocation». Pourtant les valorisations restent attractives.
Plus de la moitié des gestions ont conservé quasiment inchangée leur position sur les actions, tandis que quatre (Aberdeen AM, AllianzGI, Nordea, et UFG-LFP) l’ont réduite de 4 à 5 points. Seul Robeco s’est renforcé sur les actions, mais reste fortement sous-pondéré par rapport à son portefeuille de référence. Désormais, l’ensemble des gestions est redevenu neutre sur les actions.
Les membres du Panel ne préfèrent pas plus les obligations, pour lesquelles certains intervenants jugent le potentiel de performance limité. Ils ont maintenant tendance à sous-pondérer le crédit dans leur portefeuille. Seuls AllianzGI et Nordea se sont renforcés, tandis que UFG-LFP s’en tient fortement à l’écart, réduisant son allocation de 17 points à 35%.
En revanche, les gestions reviennent sur le cash et sur les niches des actifs alternatifs pour assurer la performance de leur portefeuille. Le cash revient ainsi à son plus haut niveau depuis la création du panel en avril 2009, signe de l’extrême prudence des gérants.
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