Le «Panel Agefi Secteurs» réaffirme sa mise à l’écart des valeurs financières
Les gestions se renforcent légèrement sur les valeurs industrielles, mais les disparités restent très fortes au sein de ce compartiment
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Bruno de Roulhac
Dans l’attente de la fin des publications annuelles des financières, l’aversion pour les banques, essentiellement d’investissement, se poursuit, d’aucuns fustigeant leur manque de transparence. Et même les banques universelles ou de détail, moins exposées aux produits risqués, peinent à retrouver la confiance des investisseurs. Ainsi, les gestions du Panel Agefi Secteurs ont de nouveau réduit leur pondération sur les financières de plus d’un point à 24,28 %, en ligne avec le plus bas - depuis la création du Panel - de 24,24 % en janvier. Deux gestions y consacrent même moins de 20 % de leur portefeuille : 16 % pour DWS et 18,50 % pour Allianz Gobal Investors France. En revanche, un bureau, Axa IM, a inversé la tendance en franchissant de nouveau à la hausse le seuil des 30 %.
Dans un marché boursier toujours volatil, accentué par l’incertitude économique, les membres du Panel privilégient plus que jamais le stock-picking. Dans cette perspective, les gestions dénichent des pépites, notamment dans les secteurs de croissance que sont l’industrie et la technologie. Ainsi, le Panel est légèrement revenu sur ces deux compartiments qu’il surpondère légèrement par rapport au MSCI EMU. Toutefois, les approches sont très différenciées au sein du secteur industriel. Si Axa IM n’affiche qu’une pondération de 6,47 %, La Compagnie Financière Edmond de Rothschild y consacre près d’un quart de son portefeuille. Constat identique sur les technologies de l’information où les mêmes acteurs font le grand écart : 16,10 % pour LCF Edmond de Rothschild et 1,55 % pour Axa IM.
Alors que le rendement du dividende du marché européen atteint un niveau moyen élevé de 3,2 %, les gestions pourraient se repositionner progressivement sur les secteurs les plus généreux dans la perspective des prochains détachements de coupon. Ainsi, le Panel s’est légèrement renforcé sur les services aux collectivités, avec 8 bureaux sur 13 qui leur consacrent plus de 10 % de leur portefeuille, DWS en tête à 14 %. Néanmoins, le Panel affiche une sous-pondération de plus de 1 point, laissant présager d’un renforcement en avril. Si le poids des télécoms diminue légèrement, ce compartiment est toujours surpondéré par rapport à l’indice de référence et près de 50 % des gestions y affectent au moins 10 % de leur portefeuille.
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