Le « Panel Actions » rehausse ses prévisions sur tous les indices
Ces relèvements restent mesurés par rapport à la progression de septembre. Le CAC devrait retrouver dans un an ses niveaux de l’automne 2008
Publié le
Bruno de Roulhac
Le rebond des actions au mois de juillet semble avoir redonné confiance aux membres du «Panel Actions». Plus de la moitié des bureaux ont révisé à la hausse l’ensemble de leurs prévisions, mais de manière très mesurée. Ainsi, les gestions ont relevé d’environ 3% leurs objectifs sur le CAC 40 et sur l’EuroStoxx 50 à six mois, et de l’ordre de 2% à un an, alors que ces indices ont respectivement repris 6,4% et 5,6% au mois de septembre. Sur le Nikkei, l’écart est encore plus flagrant, avec une progression de 6% le mois dernier et une cible à un an quasiment inchangée. En revanche, le Panel est le plus optimiste pour le marché américain. La hausse de près de 9% du S&P 500 en septembre a incité les gestions à rehausser de 6% leurs prévisions à six mois et de 4,5% à un an.
Avec ce regain d’optimisme, les valeurs cycliques ont surperformé les valeurs défensives le mois dernier, signe du recul de l’aversion pour le risque. Parallèlement, la volatilité s’est réduite avec un VDax moyen de 19,7 en septembre, contre 21,2 depuis le début de l’année. La crainte d’une rechute de l’économie laisse progressivement la place à la perspective d’une croissance, mais faible. Aussi, les attentes de progression des marchés actions restent très modérées. Notamment aux Etats-Unis, où le Panel n’attend qu’un gain de 5% dans six mois et de 10% dans un an. Sur les marchés parisien et européen, les gestions anticipent une hausse de 7 à 8% en six mois et de 13% à horizon un an, soit un retour sur les niveaux de l’automne 2008.
Alors qu’ils étaient encore six à envisager un CAC 40 sous les 4.000 points à horizon un an le mois dernier, ils ne sont plus que trois (Groupama AM, Robeco et Olympia). L’écart moyen entre le plus mesuré et le plus optimiste s’est réduit de 100 points à 700 points (de 3.800 à 4.500 points).
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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