Le Panel Actions limite ses ambitions sur les Bourses
Les gestions ne tablent plus que sur une progression de 1 à 3% des indices occidentaux à horizon six mois et de 6 à 9% dans un an
Publié le
Bruno de Roulhac
Une nouvelle fois la prudence prévaut. En dépit du rebond de près de 5% de l’EuroStoxx 50 et du S&P 500, et de 5,8% du CAC 40 en février, le Panel Actions n’a relevé qu’à la marge ses perspectives, de 1% à 1,5% sur l’indice parisien, et de moins de 1% sur les deux autres, tant à six mois qu’à un an.
Sur les trois marchés occidentaux, les gestions n’ont pratiquement pas modifié leurs objectifs à un an. Elles ont été légèrement plus agressives à horizon six mois, avec même plus de 60% de révision à la hausse sur l’indice parisien. Pour autant, d’ici début septembre le Panel n’anticipe qu’une progression de 2,3% du CAC 40, de 3,3% de l’EuroStoxx 50 et de 1,5% du S&P 500.
Malgré le relèvement de leur cible, Aberdeen, Groupama et Natixis anticipent une stabilisation de l’indice parisien à horizon six mois. Sur l’EuroStoxx, La Française AM et CM-CIC tablent également sur un statu quo. Et pour Aberdeen, Amundi, Cholet Dupont, CM-CIC et La Française, la Place américaine devrait au mieux rester stable.
A horizon un an, les perspectives sont un peu plus optimistes, avec un rebond attendu de 6% sur le S&P 500, de 7,1% sur le CAC 40 et de 8,8% sur l’EuroStoxx 50. Seul Aberdeen estime que la Place parisienne ne progressera pas. En revanche, Olympia demeure l’éternel optimiste du Panel et maintient ses objectifs, à savoir un rebond de près de 16% du CAC 40. Sur l’indice paneuropéen, Axa et Lazard, les plus haussiers, visent une hausse de plus de 14%. Quant au marché américain, la moitié du Panel anticipe un S&P 500 entre 2.000 et 2.040 points dans un an, soit une hausse de 7 à 9%.
Sur le marché japonais, après un recul de 0,5% du Nikkei le mois dernier, les gestions ont réduit leurs cibles de 1,6% à six mois et à un an. Désormais, le Panel table sur un rebond de près de 10% dans six mois et de 16% dans un an.
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