Le MSCI repousse l’inclusion des actions chinoises dans ses indices

Le fournisseur d’indices s’est néanmoins engagé à travailler étroitement avec les autorités de Pékin pour une décision favorable l’an prochain.
Patrick Aussannaire

Le marché actions chinois va rester sous domination des investisseurs locaux pendant au moins les deux prochaines années. Le MSCI s’est finalement donné un an supplémentaire pour lever, en étroite collaboration avec la commission chinoise de régulation des marchés (CSRC), les derniers obstacles empêchant encore l’inclusion des actions de classe A dans son indice «marchés émergents». Dans le cas d’une décision favorable en juin 2016, dont la probabilité est désormais considérée comme «extrêmement élevée» par Vivek Misra, stratégiste actions chez SG CIB, l’inclusion ne serait effective qu’en 2017.

Malgré «des progrès significatifs dans l’ouverture des marchés de capitaux chinois», le fournisseur d’indices soulignent des inquiétudes persistantes de la part des investisseurs étrangers concernant l’accès au marché des actions A cotées en Chine. Celui-ci se fait par l’intermédiaire du système de quotas qui doit être suffisamment flexible pour s’adapter à la taille de leurs actifs sous gestion et à leur évolution, notamment pour les investisseurs passifs qui répliquent des indices. L’accès à une liquidité quotidienne pour l’ensemble des véhicules d’investissement (fonds ouverts, ETF et comptes séparés) est également réclamé.

Il y a encore un an, la capacité d’investissements étrangers était limitée aux 227 milliards de dollars fixés par les quotas QFII et RQFII. Suite au lancement réussi du «Shanghai-Hong Kong Stock Connect» ainsi qu’à l’extension du programme RQFII de 4 à 12 villes, la capacité a grimpé à 350 milliards, et pourrait même dépasser les 400 milliards d’ici la fin de l’année avec la mise en place du nouveau rapprochement entre les Bourses de Shenzhen et Hong Kong, selon Z-Ben Advisors. Pour le moment, les investisseurs particuliers chinois accaparent 80% des échanges quotidiens d’actions A.

«Malgré la décision du MSCI, il existe aujourd’hui suffisamment de visibilité pour permettre à tout gérant international de prendre des décisions unilatérales», relève cependant Z-Ben Advisors. Compte tenu de la performance historique dégagée par les indices de Shanghai et Shenzhen, Vanguard a été le premier à intégrer 5,6% d’actions A dans son ETF de 69 milliards de dollars, après leur inclusion partielle dans l’indice du FTSE. «Avec une capitalisation boursière qui a atteint 9.690 milliards de dollars, le marché actions chinois onshore est devenu trop gros pour être ignoré», ajoute Vivek Misra.

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