Le monde peut encore compter sur l’ancre économique américaine
Ce début d’année a été si morose sur le plan économique qu’une bonne nouvelle de cette ampleur ne doit pas être négligée.
Les chiffres de l’emploi aux Etats-Unis publiés vendredi montrent que la machine économique mondiale devrait pouvoir compter cette année encore sur le moteur américain.
Si la Chine ralentit, avec les conséquences que l’on sait sur les marchés financiers, si les émergents inquiètent, si l’Europe cherche encore à consolider une vraie reprise, les Etats-Unis affirment en revanche une belle santé.
En décembre, près de 300.000 emplois ont été créés soit 50% de plus que ce qu’espéraient les économistes.
Ce qui est remarquable dans ce chiffre, c’est qu’il survient après des mois d’octobre et novembre déjà très vigoureux.
Si bien qu’en un trimestre, c’est quelque 950.000 emplois qui ont été créés, portant à 2.700.000 le bilan de l’année 2015.
Ce qui est notable encore, c’est que la création d’emploi se diffuse dans tous les secteurs, en particulier les services professionnels et la construction.
Seule l’industrie, sous pression pour cause de dollar fort et de secteur énergétique déprimé, est restée étale.
On comprend dès lors mieux pourquoi les responsables de la Réserve fédérale ont parlé la semaine dernière de 4 hausses des taux cette année.
Cela montre leur confiance dans la solidité de l’emploi à venir, dont ils espèrent qu’elle fera descendre le taux de chômage déjà très bas, de 5% aujourd’hui à 4,7% voire moins.
Mais pour eux, la variable-clé ne sera pas là. Elle concernera le niveau des salaires qui reste encore, malgré quelques progrès ici et là, globalement trop faible.
Si ce niveau devait enfin s’élever, le rythme de la hausse des taux ne pourrait que s’accélérer.
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