«Le millésime 2015 devrait être une autoroute pour les actifs de portage»
Philippe Berthelot, directeur gestion crédit & crédits structurés de Natixis Asset Management
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Patrick Aussannaire
- L’Agefi : Quelles sont vos perspectives pour le marché du crédit en 2015 ?
- Philippe Berthelot : La «japonisation» de l’économie européenne marque sa quatrième étape avec, dorénavant, la confirmation d’un chiffre d’inflation négatif, qui devrait le rester pour le premier semestre combiné à un plan gigantesque d’achats d’actifs par la Banque centrale européenne (BCE), au début de l’année, pour tenter de la contrer. Cela dit, l’effet d’aubaine induit par la chute de l’euro et des prix du pétrole devrait conduire à une croissance légèrement positive pour la zone euro. Le millésime 2015 devrait être derechef une autoroute pour les actifs de portage, confortés par un taux de défaut en deçà de 2,5%. Entre un Eonia négatif et un taux de rendement négatif sur le 5 ans souverain allemand (Bobl), les investisseurs sont incités à capter des rendements là où ils subsistent: à 1,16% pour le compartiment «investment grade» et 4,52% pour le «high yield», ils demeurent relativement attractifs par rapport aux niveaux précités mais ne laissent guère de marge d’erreur vu leur niveau absolu.
- Quels sont les principaux risques ?
- Outre la liquidité sporadique des marchés obligataires, le risque géopolitique qui subsiste, ou un ralentissement plus prononcé que prévu de l’activité chinoise, c’est surtout la persistance d’une croissance anémique en Europe qui constitue le principal risque. De nature insuffisante pour résorber des niveaux de chômage toujours trop élevés, elle est source de parasitage rémanent des eurosceptiques voire des partis populistes qui vont pouvoir tester l’intégrité de la zone euro lors d’une année d’élections multiples sur notre continent.
La banque de la Défense a enregistré une nouvelle progression de ses résultats au deuxième trimestre et les dirigeants visent des réductions de coûts plus importantes que prévu sur l'ensemble de l'exercice.
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La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
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L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions