Le marché satisfait par la stabilité des résultats du britannique Aviva
Bonne surprise du côté d’Aviva. En annonçant un bénéfice opérationnel en hausse de 1% à 4,3 milliards d’euros (3,29 milliards de livres), l’assureur britannique a dépassé les attentes du marché. La compagnie a pourtant été touchée de plein fouet par les inondations survenues l’été dernier en Grande-Bretagne. L’impact financier s’élève à 475 millions de livres, entraînant du même coup une baisse du résultat d’exploitation de son activité dommages de 39% à 1 milliard d’euros. En revanche, son activité d’assurance vie a connu une année faste, clôturant l’exercice en hausse de 35% à 2,7 milliards de livres.
Deuxième marché du groupe britannique, Aviva France a également connu une année globalement satisfaisante, malgré un environnement de marché difficile. Sur la base d’une valeur intrinsèque européenne («embedded value»), son résultat d’exploitation affiche une croissance de 30% à 897 millions d’euros. Son chiffre d’affaires s’élève à 6,5 milliards d’euros, en hausse de 2%. «La croissance reste modeste, reconnaît Bruno Rostain, président du directoire d’Aviva France. Mais elle est significativement au-dessus du marché et correspond à ce que nous voulons construire année après année.» Son activité reste tirée par l’assurance vie et l’épargne, dont le chiffre d’affaires s’affiche à 5,3 milliards d’euros (+2%). Son principal contributeur, l’Afer, a progressé de 8% à 2,6 milliards d’euros. En revanche, sa coentreprise avec le Crédit du Nord, Antarius, a vu ses revenus chuter de 8% à 1,1 milliard d’euros. «Ses performances sont identiques à celle des bancassureurs français, estime Bruno Rostain. En 2006, leur collecte a été soutenue par les sorties de PEL, un phénomène en net ralentissement en 2007.» Aviva France n’envisage pas pour autant de chercher un nouveau partenaire. «Si nous pouvions mettre un autre fer au feu, on le ferait volontiers, précise-t-il. Mais les opportunités pour élargir notre palette de distribution sont actuellement peu nombreuses, compte tenu de nos objectifs de rentabilité.»
Les opportunités existent cependant en gestion d’actifs. Le groupe anglais a en effet décidé de fusionner toutes ses activités mondiales au sein d’une nouvelle structure, baptisée Aviva Investors. Elle est confiée au Français Alain Dromer, ex-HSBC. «Son objectif est d’être plus ambitieux dans la gestion pour compte de tiers et donc de trouver de nouveaux clients», explique Bruno Rostain.
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