Le marché interbancaire donne des signes modérés de tension
Plusieurs indicateurs reflètent les craintes de contagion de la crise grecque. Mais sans comparaison avec le niveau de stress atteint en 2008
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
A priori, les conditions sont réunies pour une nouvelle crise du marché interbancaire. Les notes des banques espagnoles, portugaises ou grecques sont sous pression, les CDS des financières s’écartent, les investisseurs craignent la contagion de la crise des souverains aux bilans des banques exposées à la dette périphérique. Moody’s a rajouté de l’huile sur le feu en estimant hier que les problèmes des Etats risquaient d’affecter les systèmes bancaires du «Club Med», de l’Irlande et du Royaume-Uni.
Plusieurs indicateurs sur le marché monétaire témoignent de ces tensions. Le différentiel entre forwards taux Libor et OIS (overnight indexed swaps) à 3 mois est fortement remonté ces derniers jours autour de 35 points de base (voir graphique). Mesure du risque systémique, il reflète la volonté des banques de se prêter à 3 mois par rapport à une position quotidienne qui serait renouvelée chaque jour. Autre signe de crispation, le swap de base pour échanger un financement en euro contre dollar est passé de 30 pb à plus de 40 pb: ce spread s’était fortement élargi au plus fort de la crise financière en 2008, les banques cherchant alors désespérément à se financer en dollar.
«Il y a des tensions. Cela se traduit par moins de cash disponible et un raccourcissement des maturités», corrobore un intervenant du marché monétaire. Pour autant, pas de quoi tirer à ce stade la sonnette d’alarme. Le directeur financier de Commerzbank a souligné hier que l’interbancaire fonctionnait normalement. «Il est logique de voir une petite tension, d’autant que les Euribor se situent encore sous les niveaux des taux de la BCE. Mais on est loin des niveaux d’illiquidité qu’on a connus à certains moments de la crise», relativise un stratégiste taux.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides