Le marché français mieux armé pour résister à la crise de la titrisation
Il devrait être soutenu en 2008 par un retour des banques au mécanisme de transfert de risques, du fait de Bâle II, et par le marché des «covered bonds»
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
Le marché français semble bien armé pour résister à la crise actuelle qui tétanise l’industrie de la titrisation en Europe. L’Hexagone, qui n’a jamais été facile à comparer aux autres pays de la zone et à la traîne en termes de volumes, bénéficie de facteurs de soutien. Selon S&P, «les changements graduels au niveau de la structure du coût de financement des grandes banques de détail en France, résultant de la réduction du cadre réglementaire des dépôts réglementés et de la mise en place de Bâle II, encourageront le transfert de risques pour certains types d’actifs ». Des exigences en capital accrues amèneront les banques à revenir à la titrisation en tant qu’investisseur ou originateur.
Si elle n’écarte pas l’idée d’un déclin de l’activité, S&P s’attend à ce que les obligations foncières et obligations sécurisées structurées constituent une source majeure d'émissions en 2008. Les structuredcovered bonds, plus flexibles en termes de critère d’éligibilité des actifs que les obligations foncières, sont en plein essor depuis 2006. Les dettes sécurisées sont aujourd’hui davantage utilisées comme collatéraux de refinancement auprès de la BCE.
Surtout, la France est un marché stable. En 2007, il a atteint 8,8 milliards d’euros (57 % de RMBS*, 19 % de CMBS*, 28 % d’ABS*), contre 7,8 milliards en 2006 et 9 milliards en 2005. SG CIB note que « les volumes limités de titrisations sont sous-estimés par l’importance des actifs français logés dans les transactions paneuropéennes, notamment celles de CMBS européens, qui ne sont pas comptabilisés comme de purs ABS français ». L’année dernière, les CMBS européens se sont élevés à 9 milliards d’euros. De plus, alors que l’endettement des ménages est l’un des plus bas d’Europe, les « crédits à taux ajustables n’ont jamais été très populaires » en France, selon SGCIB, « les derniers chiffres indiquant qu’ils n’ont pesé que 5 % des prêts accordés en 2007». La banque, qui ne voit pas de forte chute des prix immobiliers dans les années à venir, ne table que sur une détérioration mineure des performances des titrisations françaises.
Toutefois, les investisseurs prêts à redéployer les liquidités accumulées devront attendre un retour à la normalisation du marché. L’envie des banques de sortir les actifs commerciaux de leur bilan dépendra aussi du niveau des marges et du coût d’une titrisation comparé à un financement traditionnel.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon