Le marché du travail américain envoie des signaux mitigés
Les entreprises ont supprimé 345.000 postes, contre 520.000 attendus. Toutefois, le taux de chômage a atteint les 9,4 % contre 9,2 % anticipés
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Tân Le Quang
En mai, l’emploi américain a envoyé des signaux mitigés. Au grand bonheur des partisans de la thèse de reprise économique rapide des Etats-Unis, les entreprises américaines n’ont supprimé que 345.000 postes, contre 520.000 attendus. De plus, les chiffres des pertes d’emploi de mars (699.000) et avril (539.000) ont été revus à la baisse, dans l’ordre à 652.000 et 504.000. « Il y a une inflexion favorable assez nette des chiffres de l’emploi en mai, dans la plupart des secteurs, estime Jean-Marc Lucas, économiste chez BNP Paribas, à l’appui des récentes enquêtes sur l’emploi du secteur privé, des inscriptions hebdomadaires au chômage ou des indices ISM portant sur les effectifs, on peut faire le pari facile que les destructions nettes d’emplois les plus importantes ont été enregistrées au premier trimestre, mais pas que les effectifs progresseront à court terme – pas avant le second semestre 2010 selon notre scénario. »
Cependant, le taux de chômage, calculé à partir de sondage réalisé auprès des ménages, a atteint 9,4 % de la population active, contre 9,2 % attendu et 8,9 % en avril. Un record depuis juillet 1983. Un chiffre qui, pour Crédit Agricole, milite pour une reprise laborieuse. Alors que la durée médiane de chômage a continué à augmenter passant de 12,5 à 14,9 semaines, ING juge improbable qu’un tel changement dans le rythme des destructions de postes soit soutenable et qu’il faudra attendre longtemps avant un retour en terrain positif de l’emploi. « D’autres indicateurs avancés comme l’indice de confiance du Michigan sont toujours à des niveaux correspondant à un pic du chômage de 11,5 % », note la banque.
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