Le marché du crédit tourne les pages Bear Stearns et Lehman Brothers
Que ce soit au comptant ou sur les dérivés de crédit, les indices obligataires en Europe sont revenus en dessous de leur niveau de début 2008
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
Dans le sillage des bourses internationales, le crédit a entamé l’année 2010 sur les chapeaux de roue, accélérant sa normalisation. De fait, les indices de crédit sont tous revenus en dessous de leurs niveaux d’avant 2008.
L’indice iBoxx Euro Non Financials Senior, qui suit la performance des obligations seniors non financières sur le marché cash en Europe s’établissait hier à 89,5 points de base (pb), selon Barclays Capital. Un plus bas depuis début 2008. Au moment de la débâcle du courtier américain Bear Stearns et de son sauvetage par la Fed à la mi-mars 2008, les spreads de l’indice évoluaient autour des 130 pb. Mais le contexte mondial de ventes forcées d’actifs et d’illiquidité du marché cash qui a battu son plein après la chute de Lehman Brothers s’était traduit par un élargissement sans précédent des marges de l’indice, qui ont ainsi touché un pic de 333 pb le 3 décembre 2008.
Les marchés des dérivés de crédit ont eux également tourné les pages de Bear Stearns et Lehman Brothers. Alors que Moody’s a observé que le taux de défaut des émetteurs spéculatifs a chuté pour la première fois en deux ans de 12,6% au troisième trimestre 2009 à 12,5% au quatrième après avoir atteint les 12,9 % en novembre, l’iTraxx Crossover (Série 9), qui couvre les contrats de protection contre le risque de défaut des émetteurs en euro les plus risqués, s’établissait hier à 382 pb. Celui-ci flirtait avec les 550 pb en mars 2008, et les risques accrus de contrepartie et de faillite des établissements bancaires ainsi que la réduction des effets de levier avaient propulsé cet indice de dérivés de crédit à un record de 1.311 pb en mars 2009.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Le futur porte-avions français « France-Libre » doit être équipé de catapultes électromagnétiques, technologie américaine à laquelle Donald Trump vient de renoncer pour ses nouveaux porte-avions. D’après le ministère des Armées, cela ne crée « aucun risque » identifié
Un tremblement de terre de magnitude 7,7 a été enregistré dans l’est de l’Indonésie. Il a provoqué la mort d’au moins 40 personnes. L’alerte au tsunami a été levée
Les universités anglo-saxonnens trustent toujours le palmarès international du classement de Shanghaï. Néanmoins, 27 établissements français s’arrogent des places estimables, dont Paris-Saclay à la 13e place