Gaëlle Malléjac, responsable de la gestion de taux chez Groupama AM
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Tân Le Quang
L’Agefi : Le plan d’aide à la Grèce a-t-il rouvert une nouvelle fenêtre de tir pour les émissions sur le marché du crédit en Europe ?
Gaëlle Malléjac : Le marché du crédit reste très bien orienté et ce, en dépit de la résurgence du risque souverain début avril. Les émissions sont toujours présentes et devraient se poursuivre d’autant plus que la visibilité sur les marchés s’améliore avec les précisions apportées sur le plan d’aide à la Grèce. Il est à noter que les émissions crédit se placent toujours très bien, malgré des primes d’émissions plus faibles au regard du marché secondaire. Nous demeurons positifs sur la classe d’actifs, particulièrement sur les émissions de «bêta élevé», qui offrent encore à nos yeux de belles perspectives. Nos arbitrages stratégiques se sont faits en faveur d’une augmentation du bêta dans les portefeuilles au détriment de l’allocation et de la duration pour lesquelles nous avons adopté un positionnement neutre. L’accroissement de la sélectivité sur les titres nous a fait alléger certains émetteurs n’offrant plus de primes suffisamment rémunératrices, particulièrement sur les échéances longues..
Dans ce contexte, quelle classe d’actif jouez-vous ?
Nous continuons de privilégier les émissions subordonnées financières par rapport aux émissions seniors, sur des émetteurs solides. Nous sous-pondérons les banques seniors qui font l’objet d’un flux d’émissions important depuis le début de l’année et évitons les banques dont la corrélation avec le risque souverain a augmenté ces derniers mois. Sur le secteur corporate, nous privilégions les secteurs cycliques et les émissions BBB. Nous sommes neutres sur les autres secteurs.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable