Le marché du crédit corporate résiste à la tempête grecque
Les émissions des entreprises sont restées soutenues cette semaine. La dette senior des financières a davantage souffert
Publié le
Laure Closier
L’affolement des marchés sur la Grèce la semaine dernière a contraint les grands argentiers de la zone euro à détailler enfin les conditions de leur plan de soutien à Athènes. Le marché du crédit corporate en Europe n’a pas pour autant perdu son sang-froid et a bien résisté. «Les indices du marché cash (iBoxx) se sont peu écartés et, sur le marché primaire, les émissions se sont poursuivies à un rythme soutenu avec des primes modérées», expliquent dans leur étude hebdomadaire de crédit, Suki Mann et Juan Esteban Valecia, stratégistes crédit à la Société Générale.
On a ainsi vu Lafarge émettre 500 millions d’euros à échéance 2018 et Klépierre lever publiquement 700 millions à sept ans. Sanofi-Aventis a abondé de 500 millions d’euros sa ligne 3,125% 2014 dont l’encours est ainsi porté à 1,2 milliard d’euros. SG CIB estime que malgré les à-coups de volatilité liés aux remous des dettes souveraines, le marché du crédit dispose d’un potentiel de hausse, même si les spreads ne retrouveront probablement pas rapidement leurs niveaux d’avant 2007.
La Société Générale a de son côté émis un milliard d’obligations foncières à 8 ans, et BNP Paribas un milliard à 10 ans hier.
En raison de leur exposition aux banques grecques, les financières ont été plus pénalisées que les autres. Les indices de dérivés de crédit n’ont effectivement pas la même évolution entre la dette financière et la dette non financière. L’indice iTraxx des émissions non financières se resserre déjà depuis la fin mars et est resté stable autour de 75 pb la semaine dernière. A l’inverse, l’iTraxx de la dette senior des financières a connu son pic mardi 5 avril s’élargissant de 10 pb depuis le 18 mars. «La tendance ne devrait cependant pas durer et les indices pourraient se rapprocher», expliquent les deux stratégistes qui tablent sur le grand retour des financières en 2010.
Tirant le bilan du ralentissement des émissions corporates au premier trimestre, SG CIB a d’ailleurs revu en baisse de 25% leurs prévisions d'émissions d’obligations par les entreprises non financières en 2010, les ramenant de 185 à 140 milliards d’euros. La banque ne modifie pas ses prévisions d'émissions par les financières dont la dette subordonnée devrait, selon elle, surperformer le reste du marché du crédit corporate.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable