Le marché des obligations catastrophe retrouve un rythme de croisière
Interrompues entre août 2008 et février 2009, les émissions d’obligations catastrophe (cat bonds) reprennent progressivement un rythme de croisière. La semaine dernière, Hannover Re a placé 150 millions d’euros de titres d’échéance 2012 pour se protéger du risque tempête dans sept pays européens. Ce renouvellement d’une transaction de 2006 a été bien accueilli, puisque le réassureur allemand prévoyait à l’origine de lever 75 millions d’euros.
Il s’agit de la deuxième opération sur le mois de juillet, Swiss Re ayant placé au même moment 200 millions de dollars de cat bonds aux Etats-Unis sur du risque ouragan. Depuis que Scor a rouvert le marché en février en revoyant la structure des obligations catastrophe, afin de tirer les leçons de la faillite de Lehman Brothers, onze transactions ont vu le jour, à l’initiative de Swiss Re, Munich Re, Chubb ou Liberty Mutual.
Le marché du transfert de risque d’assurance va donc son bonhomme de chemin, à la différence de la titrisation classique, dont les caractéristiques beaucoup plus opaques ont éclaté au grand jour avec la crise. Cette dernière n’en pas moins cassé le dynamisme d’un compartiment encore jeune et qui ne demandait qu’à se développer depuis 2004. Au premier semestre 2009, les volumes émis ont reculé de 42 % sur un an, à 1,38 milliard de dollars, selon le cabinet spécialisé Guy Carpenter. Le renchérissement des spreads, de 25 % à 50 % en un an, fait notamment réfléchir les émetteurs. Avec des tombées désormais supérieures aux émissions, les encours de cat bonds ont reculé de 6 % entre avril et juin, à 11,2 milliards de dollars, contre un pic de 14 milliards atteint fin 2007. Ils sont revenus à leur niveau d’il y a deux ans.
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