Le marché de l’investissement immobilier français fait de la résistance
L’immobilier commercial français reste attractif. Avec 15,1 milliards d’euros investis en France en 2013, dont 11,1 milliards en Ile-de-France, les investissements sont en légère hausse de 200 millions d’euros sur un an et proches de la moyenne des dix dernières années. «Le marché français a profité d’une offre plus variée - alimentée par les cessions d’acteurs soucieux de recentrer leur patrimoine ou contraints de dégager des liquidités - suscitant l’intérêt d’un nombre croissant d’investisseurs», explique Cushman & Wakefield dans une étude publiée hier.
Pourtant, le nombre de transactions est en baisse à 393, après 421 réalisées en 2012 et 451 au cours de l’année 2011. Soit une hausse du montant moyen par transaction à 28,2 millions d’euros, après 25,9 millions en 2012 et 27,9 millions en 2011. «Les grandes opérations ont permis de compenser la chute du nombre total de transactions», indique l'étude. Au nombre de 36, les transactions de plus de 100 millions d’euros ont totalisé 7,3 milliards d’euros, soit 48% du volume total investi dans l’Hexagone l’année dernière. Parallèlement, le nombre de transactions comprises entre 50 et 100 millions a bondi à 52 en 2013, après 39 en 2012, pour un montant total de 3,7 milliards d’euros, après 2,7 milliards en 2012.
«Si l’appétit pour les biens les plus emblématiques reste important, en dépit d’un manque d’offre, ce bon résultat tient aussi à l’intérêt plus marqué pour des actifs moins sécurisés, confirmant l’attrait du marché français pour des profils variés d’investisseurs», précise Olivier Gérard, président de C&W France. Les investisseurs en fonds propres jouent un rôle moteur, avec un quart des montants investis. Les caisses de retraite et les compagnies d’assurance françaises sont ainsi à l’origine de 11 transactions supérieures à 100 millions d’euros, alors que les fonds souverains ont été moins actifs, avec seulement 8% des montants investis, après 20% en 2012.
L’Ile-de-France a concentré 74% des volumes investis en 2013, avec 27 des 36 transactions supérieures à 100 millions d’euros recensées dans l’Hexagone. Les bureaux concentrent 78% des volumes franciliens et les commerces 17%, contre respectivement 81% et 15% en 2012. Dans ce contexte, C&W prévoit une poursuite de l’accélération des investissements immobiliers en France cette année, qui pourraient dépasser les 16 milliards d’euros.
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