Le marché de bureaux en régions commence une phase de rééquilibrage
La baisse des transactions engagée depuis deux ans est enfin enrayée grâce à un rebond des grandes surfaces au premier trimestre
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Laure Closier
En région, le marché de l’immobilier de bureaux se reprend doucement. La baisse des transactions engagée depuis deux ans est enrayée grâce à un rebond observé au premier semestre 2010. Les opérations ont en effet progressé de 27% par rapport au premier semestre 2009. L’offre disponible à un an s’est stabilisée grâce au fort ralentissement des mises en chantier (en cinq ans, les disponibilités se sont accrues de pratiquement 1 million de m²). Le marché des bureaux neufs est du coup en train de s’ajuster, l’offre ayant baissé de 6 % tandis que les transactions ont progressé de 10 %. Bémol tout de même à la reprise, sur les bureaux de seconde main, l’offre continue à augmenter et le rythme des commercialisations n’est pas encore suffisant pour résorber les surplus.
«Cette embellie doit être relativisée car si le marché a été animé par de grandes transactions, l’activité portant sur des petites et moyennes surfaces a été moins soutenue», expliquent les équipes de BNP Paribas Real Estate. Contrairement à l’Ile-de-France, toujours stimulée par les petites et moyennes surfaces, le marché en régions connaît en effet un regain d’activité dans la plupart des métropoles essentiellement grâce au retour des grandes opérations, qui avaient fait défaut en 2009.
Cela a été le cas notamment dans les quatre grands marchés régionaux. A Marseille et à Lille, l’Agence régionale de santé a pris en location respectivement 8.900 m² et 8.300 m². A Lyon, GL Events s’est porté acquéreur de 8.500 m². Et les marchés secondaires ne sont pas en reste puisque de grandes transactions ont été également enregistrées à Rouen (Altitude Telecom, 6.000 m²), Montpellier (RSI, 5.200 m²), Metz (Spie, 6.000 m²), et Rennes (Technicolor, 18.000 m²).
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