Le London Metal Exchange examine jeudi les offres de ses prétendants
Après le rendez-vous manqué avec Deutsche Börse, Nyse Euronext a jeté son dévolu sur le London Metal Exchange (LME). La Bourse a ainsi soumis une offre qui valoriserait le plus gros opérateur d’échanges sur le marché à terme des métaux au milliard de livres (1,2 milliard d’euros). Soit le montant visé l’année dernière par les actionnaires de l’opérateur londonien. La valorisation faite par les analystes est très disparate, évoluant dans une fourchette comprise entre 500 millions et 1,5 milliard de livres.
Néanmoins, le LME n’aurait reçu des offres que d’environ la moitié des quelque 15 groupes qui avaient pourtant préalablement manifesté leur intérêt au cours du premier tour de table qui se clôturait mercredi dernier. Mises en attente, les négociations de Nyse Euronext avec le LME auraient même repris avant le refus définitif des autorités sur le mariage avec Deutsche Börse. L’opérateur boursier transatlantique cherche ainsi à profiter de synergies avec ses propres opérations sur dérivés de matières premières agricoles logées dans Nyse Liffe ainsi qu’avec sa chambre de compensation basée à Londres, Nyse Liffe Clear.
Mais la concurrence s’annonce rude: l’IntercontinentalExchange et son principal concurrent, le CME, feraient également partie des prétendants avec JPMorgan comme conseiller, selon le Financial Times. Deutsche Börse et le LSE auraient en revanche jeté l’éponge. Certains acheteurs potentiels auraient été victimes de vives discussions au sein des actionnaires du LME concernant l’augmentation des commissions destinée à doper ses résultats avant sa vente.
Le comité de direction du LME, conseillé par Moelis & Co, doit se réunir jeudi pour examiner les offres. «Nous ne nous sommes pas mis en vente» a rappelé la semaine dernière le directeur général du LME, Martin Abbott. «Nous ne pouvons pas empêcher les gens de nous proposer de l’argent. Nous avons l’obligation de soumettre les offres à nos actionnaires». JPMorgan est le plus gros actionnaire du LME avec 10,9% du capital, suivi de Goldman Sachs avec 9,5% et du groupe de trading sur métaux Metdist avec 9,4% du capital. Ils possèdent un pouvoir de blocage de la vente dans la mesure où toute offre doit recueillir un soutien des actionnaires d’au moins 75%.
Plus d'articles du même thème
-
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent. -
La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Même si les obligations indexées sur l’inflation ont pu connaître des périodes décevantes, comme entre 2010 et 2019, des investisseurs les ont intégrées dans leur allocation structurelle. -
«Nous continuons de penser qu’une hausse des taux Fed est probable»
Thomas Brulat-Aulan, directeur de la gestion taux listed assets chez Sienna IM. -
«Nous sommes restés à l’écart des émissions des hyperscalers»
Alexandre Stoessel, responsable gestion obligataire chez Scor IP -
«La hausse des marchés est portée par la croissance des résultats»
Thibault Dorlet, CFA, Senior Multi-Asset Portfolio Manager chez Candriam. -
Le stablecoin de SG-Forge permettra de régler des titres de créance d'entreprise tokenisés
Euroclear et SG Forge annoncent une collaboration pour utiliser le stablecoin dollar de la filiale bancaire, l'USD CoinVertible, pour le règlement de NEU CP.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
Contenu de nos partenaires
-
Chaud devantAprès la canicule, l'hôpital entre mesures express et promesses à dix ans
Il faudra attendre des semaines pour pouvoir tirer le bilan humain de cet épisode historique de canicule -
Coup de chaudLe torchon brûle entre la grande distribution et l'industrie agroalimentaire
Les esprits s'échauffent entre la grande distribution et ses fournisseurs agroalimentaires. La température ne semble pas près de retomber -
Face aux chaleurs extrêmes les pièges du « travailler moins »
Le débat s’enflamme sur l’adaptation du travail à la canicule, mais il n'échappe pas aux limites économiques du pays