Le liquidateur de MF Global rassemble ses munitions contre Jon Corzine et JPMorgan
James Gidden a transmis à la justice son rapport sur la faillite du broker-dealer. Il s’apprête à engager des actions judiciaires au civil
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Duroyon
Un rapport sans concessions pour Jon Corzine, l’ex-patron de MF Global Holdings, et JPMorgan, l’un des principaux créanciers du broker-dealer en faillite. C’est le constat qui ressort du rapport remis hier par le liquidateur, James Giddens, au tribunal des faillites de New York.
«Dans les efforts qui ont été menés pour transformer MF Global en véritable banque d’investissement, la direction n’a pas su apporter à son département de trésorerie et à son infrastructure de technologie ce qui était nécessaire pour répondre aux exigences en matière de liquidité et de gestion des fonds», a souligné James Giddens.
Le liquidateur cible Jon Corzine, ainsi que l’ancien directeur financier, Henri Steenkamp, et l’ex-trésorier adjoint, Edith O’Brien. Selon James Giddens, «leurs actions, associées à un contrôle insuffisant et à un défaut de procédures, ont conduit à ce que des fonds des clients soient utilisés durant la crise de liquidité pour pallier des hémorragies dans d’autres pans de l’activité».
Une responsabilité qui motive aux yeux du liquidateur des poursuites civiles à l’encontre de la direction. James Giddens s’abstient toutefois de toute conclusion sur un éventuel développement pénal, ce champ échappant à sa compétence. En ce qui concerne JPMorgan, il donne à la banque 60 jours pour clarifier totalement son rôle dans la disparition de fonds de clients, à défaut de quoi il engagera des poursuites. James Giddens précise que JPMorgan a remboursé à ce jour 89,2 millions de dollars d’actifs appartenant à la clientèle et 518,4 millions de dollars d’actifs de MF Global.
Le liquidateur estime qu’environ 1,6 milliard de dollars manquent à l’appel dans les comptes des clients. Le liquidateur américain réclame par ailleurs à son homologue britannique, KPMG, la restitution de 639 millions de dollars au motif que ces fonds logés en Grande-Bretagne appartiennent à des clients américains. Une procédure judiciaire doit s’engager à ce sujet en avril 2013.
En parallèle, James Giddens négocie avec CME Group, l’un des régulateurs de MF Global, pour récupérer 175 millions de dollars. Il s’intéresse également aux mesures prises par Bank of New York Mellon dans la semaine précédant la chute du courtier. Selon le rapport, BNY Mellon a notamment relevé de manière arbitraire ses exigences de collatéral, contraignant encore davantage le niveau de liquidité de MF Global.
L'opération, concrétisée par le rachat de deux sociétés de gestion locales et une participation de 40% dans une autre, apportera au gérant américano-britannique environ 20 milliards d'euros d'actifs. Les deux groupes nouent aussi un partenariat commercial de long terme.
Le résultat net double sur un an, la dette brute atterrit à 1,8 milliard d'euros, la vente de Schroders renforce les résultats du premier semestre 2026.
Le gestionnaire d’actifs britannique, dont l’acquisition par Nuveen a été approuvée, gérait 867,8 milliards de livres sterling d’actifs au 30 juin 2026.
Le président de la Fed a échoué le 29 juillet à rendre crédible sa posture de «faucon», comme le montrent les réactions de marché à la suite de sa conférence de presse. Sa stratégie de communication devra évoluer.
Les profits du groupe coréen se sont envolés mais les investisseurs continuent à se détourner des fabricants de puces mémoire après les avoir portés aux nues ces derniers mois.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
SERIE (5/10). Cet été, l’Opinion vous invite à découvrir les transformations économiques, physiques, sociales et culturelles de la City de Londres depuis le Brexit. Déserté pendant la pandémie de Covid et les mois qui ont suivi, le quartier reprend vie, avec de très nombreux projets de construction
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés