Le Japon mise tout sur la faiblesse de ses rendements souverains
Malgré un rebond de la production industrielle de 4% en décembre, la force du yen inquiète les autorités. Il a grimpé à 76,19 contre dollar
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Au Japon, une bonne nouvelle ne vient jamais seule. La production industrielle a fortement rebondi de 4% en décembre, après une chute de 2,7% le mois précédent. Une bonne surprise, alors que les économistes attendaient un rebond de 3%. Et les entreprises manufacturières s’attendent à une nouvelle hausse de la production de 2,5% en janvier et de 1,2% en février. Une tendance confirmée par l’indice PMI du secteur manufacturier, qui a progressé à 50,7 en janvier, son plus haut niveau en cinq mois, après 50,2 en décembre. L’indice des nouvelles commandes à l’exportation a quitté la zone de contraction à 50,2, après 49,1 en décembre. Néanmoins, entre octobre et décembre 2011, la production est restée en recul de 0,4% par rapport au trimestre précédent. Et Yoshimasa Maruyama, économiste chez Itochu, de préciser qu’il «n’y a aucune chance que les exportations progressent au cours du premier semestre de l’année».
Le ministre des finances Jun Azumi a une nouvelle fois agité l’épouvantail d’une intervention sur le marché des changes. «Ma position n’a pas changé. S’il y a une volatilité excessive et des mouvements spéculatifs, je surveillerais ça de près et prendrais des mesures déterminées si nécessaires». Une position qui laisse toujours les marchés indifférents. Le yen a touché un plus haut de 3 mois ce matin contre dollar, à 76,19. Il se maintenait à 100,45 contre euro, après une hausse de 1% hier. La stabilité de la volatilité implicite à un mois sur le dollar/yen à 7,6%, et l’échec des précédentes interventions laissent sceptiques les opérateurs. Sur les douze derniers mois, le yen a gagné 7,4% contre dollar et 11,9% contre euro.
En revanche, pour le moment, l’obligataire résiste. L’adjudication de titres à 2 ans, assortie d’un rendement de 0,13%, a trouvé ce matin son plus fort ratio de couverture depuis novembre 2010, à 5,35 fois. Un sondage Reuters montre que les fonds japonais surpondèrent leur allocation en obligations à un niveau record et s’attendent à ce que les obligations japonaises soient soutenues par la réforme du gouvernement. Or, en plein débat politique sur le relèvement de la TVA, S&P a rappelé ce matin Tokyo à l’ordre en estimant que «ça sera très loin d’être suffisant» par la voix de son directeur à Singapour, Takahira Ogawa. Et de préciser que «peu importe le niveau auquel sera relevée la TVA, cela ne servira à rien sans une refonte du système social de redistribution».
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides