Le hedge fund Verrazzano Capital ouvre ses portes à Paris
Guillaume Rambourg, ex-gérant star de Gartmore, lance deux fonds début mars. Objectif: gérer 500 millions de dollars d’ici à fin avril
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Xavier Diaz
Le site de Verrazzano Capital
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Guillaume Rambourg, l’ancien gérant star du hedge fund britannique Gartmore, va mettre sur les rails, début mars, deux fonds long/short actions: Verrazzano European Opportunities et Verrazzano European Focus. Ils seront domiciliés en Irlande. «Le premier, à faible volatilité, sera investi sur 40 à 80 positions avec un stop loss de 10% et une exposition réduite au marché. Le second, plus agressif, avec un beta potentiellement plus élevé, aura un portefeuille plus concentré autour de 20 à 30 noms. Le levier maximum autorisé sera de 250%», indique-t-il à L’Agefi.
La liquidité sera mensuelle avec un préavis de 30 jours. Côté frais, la funding class, soit les 400 premiers millions de dollars, bénéficiera de frais de gestion de 1,5% et de surperformance de 15%. Pour les autres, ils seront plus classiques: de 1,5% et 20%, respectivement.
Accusé de ne pas avoir respecté des procédures internes chez Gartmore, ce qui avait provoqué une enquête de la FSA, le gérant avait alors quitté son ancien employeur. «Blanchi par les autorités de contrôle britanniques après dix mois d’enquête, j’ai décidé de lancer ma propre structure», explique Guillaume Rambourg. Il s’est associé à Karim Moussalem, ancien responsable de la division delta one de Goldman Sachs, à Murielle Maman, fondatrice de Lyxor AM, à Tim Williams, ex-patron de l’allocation aux hedge funds d’UBS AIS, et à Tomas Pinto, un ancien analyste senior de Gartmore.
Verrazzano Capital a été créé en France en octobre dernier et agréé par l’AMF en janvier. «Comme prévu, il a fallu un gros travail d’explication auprès de l’AMF par rapport à mes démêlés avec la FSA mais aussi au sujet du projet », ajoute Guillaume Rambourg. Pour rassurer sur le plan opérationnel, la société de gestion a pris le parti de travailler avec quatre primebrokers: Credit Suisse, Goldman Sachs, JPMorgan et UBS. L’administrateur est IFS, une filiale de State Street. Guillaume Rambourg a déjà recruté une quinzaine de personnes, dont six à ses côtés dans l’équipe d’investissement.
L’autre étape importante a été de convaincre les investisseurs. Ce sera l’un des plus gros lancements cette année dans la gestion alternative, qui plus est en France. Après un roadshow en Europe et aux Etats-Unis, Guillaume Rambourg ambitionne d’atteindre 500 millions de dollars fin avril. A moyen terme, la société de gestion espère lever 1,5 milliard de dollars, montant à partir duquel elle envisagera un soft closing.
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