Le G20 renforce la puissance de feu du FMI pour éviter la contagion
Les chefs d’Etat du G20, réunis à Cannes depuis hier, ont donné leur accord pour que les pays qui le souhaitent augmentent leurs contributions au FMI. «Une dizaine de pays ont annoncé qu’ils étaient prêts à accroître leur participation», affirme un officiel du G20 à L’Agefi. Le Royaume-Uni, la Russie et l’Australie en font partie. L’idée est d’assurer que le Fonds ait les moyens de faire face à une aggravation de la crise de la dette européenne (ses ressources non utilisées s'élevent à 447 milliards de dollars), alors que le plan d’aide à la Grèce décidé le 26 octobre est toujours en suspens. Il s’agit aussi de pallier la diminution des Nouveaux accords d’emprunt, programmée à mesure que la réforme des quotes-parts lancée en 2010 entre en vigueur. Au final, le FMI pourrait disposer de près de 1.050 milliards de dollars de ressources fin 2012, contre 750 milliards prévus par la réforme.
Les membres du G20 se sont également entendus pour appeler le FMI à mettre en place une nouvelle ligne de crédit de court terme, sans conditionnalité, et dont le montant ne serait pas limité en fonction des quotes-parts, destinée à des pays avec des fondamentaux sains mais frappés par un choc systémique. Ils demandent aussi au FMI d'étendre sa surveillance aux flux de capitaux. En revanche, une nouvelle allocation de droits de tirage spéciaux (DTS), un temps évoquée, a finalement été écartée.
D’autre part, les sherpas des chefs d’Etat planchaient toujours, hier soir, sur les moyens du Fonds européen de stabilité financière (EFSF) et le soutien que certains pays pourraient y apporter. «Les points de vue se rapprochent», indiquait Nicolas Sarkozy en fin d’après-midi. L’une des pistes serait que le véhicule ad hoc adossé à l’EFSF n’intervienne sur les marchés que sur décision du FMI, ce qui pourrait rassurer la Chine. Le ministre des finances japonais Jun Azumi a toutefois déclaré qu’il préférait un renforcement de l’action du FMI à la création d’un nouveau véhicule.
Enfin, les pays du G20 ont adopté un plan d’action pour rééquilibrer la croissance. La Chine s’est engagée à flexibiliser son taux de change et à limiter son accumulation de réserves de change, sans toutefois préciser de calendrier, selon l’officiel du G20. «Les Chinois ont bien compris qu’il fallait qu’ils apportent quelque chose à la corbeille», dit-il.
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