Le G20 Finance se mobilise autour de la croissance

Il a apporté son soutien aux politiques monétaires accommodantes et veut poursuivre son travail sur les institutions financières «too big to fail».
Antoine Landrot

Le sommet du G20 Finance d’Istanbul, qui a réuni les 9 et 10 février les ministres des finances et les banquiers centraux des grandes économies de la planète, a été l’occasion de remobiliser les troupes à la lumière de perspectives macroéconomiques mitigées. «La croissance mondiale demeure inégale et même si la reprise est en cours, elle est lente, particulièrement dans certaines économies développées comme le Japon et la zone euro», indiquent les participants dans leur communiqué final, qui pointe aussi le ralentissement dans certains pays émergents.

La chute du prix du baril de pétrole aura «des conséquences différentes selon les économies. [...] Les perspectives de prix sont incertaines. C’est pourquoi nous continuerons à surveiller les marchés des matières premières», ajoutent-ils.

Les Etats-Unis ont rappelé aux Européens la nécessité de créer des déficits. «L’Europe a besoin de politiques budgétaires plus ambitieuses. La demande est faible», a martelé Jack Lew, le secrétaire d’Etat américain au Trésor. Les Etats-Unis craignent en effet la tentation de dévaluation pour favoriser les exportations. Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, s’est voulu rassurant: «Il y a un accord clair de tous les pays du G-20 sur le fait que les politiques monétaires sont prises pour des raisons domestiques». A ce titre, le communiqué soutien la politique accommodante de la BCE.

Concernant la stimulation de la croissance, les grands argentiers ont confirmé l’importance des infrastructures et du développement de solutions pour leur financement, comme le G20 l’avait fait à Brisbane en novembre.

La règlementation financière a été un autre sujet important de la réunion. Les membres du G20 doivent encore franchir des «étapes importantes» pour régler le problème des institutions «too big to fail»: en particulier fixer les normes internationales concernant le matelas de fonds propres nécessaire à l’absorption des pertes (TLAC) pour les banques d’importance systémique mondiale.

En outre, le G20 «finalisera en 2015 la méthode d’identification des institutions financières systémiques au-delà des secteurs de la banque et de l’assurance». Il a ainsi demandé au Conseil de stabilité financière (FSB) de travailler avec divers organismes (dont IOSCO) à identifier les risques associés aux chambres de compensation centralisées systémiques. Le G20 appelle également à une meilleure coopération internationale pour réguler plus efficacement les marchés de gré à gré.

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