Le G20 annonce un accord a minima
Les dirigeants des 20 pays les plus riches du globe sont parvenus à un accord a minima ce vendredi après une nuit d’âpres négociations lors de la réunion du G20 à Séoul.
Faute de s’être entendus sur une régulation internationale des taux de change, l’accord trouvé, censé enrayer les «tensions et faiblesses» qui laissent craindre une guerre des changes, prévoit de mettre en place en 2011 des indicateurs permettant d’identifier en temps opportun les déséquilibres qui nécessitent des actions «préventives et correctives», suivant le communiqué publié à l’issue du sommet de Séoul.
Le G20 estime que la reprise mondiale se poursuit mais que des risques baissiers demeurent. Par ailleurs, sans évoquer la proposition du président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, de revenir à un système d’étalon or, les dirigeants du G20 jugent que le système monétaire international présente des tensions et des points faibles nettement visibles.
Les chefs d’Etat et de gouvernement n’offrent que des vœux pieux en annonçant leur intention de s’engager à évoluer vers des taux de change davantage déterminés par le marché et à développer la flexibilité des devises pour mieux refléter les fondamentaux économiques.
Du côté des économies avancées, elles doivent se prémunir de tout mouvement de change désordonné, afin d’atténuer le risque d’une volatilité excessive des flux de capitaux auquel sont confrontés certains pays émergents, selon le communiqué. Quant aux pays émergents, dont certains taux de change sont de plus en plus surévalués, ils seraient bien avisés de prendre «des mesures macroprudentielles élaborées avec soin» pour freiner les flux de capitaux qui leur sont destinés.
Les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 jugent enfin qu’il faut aller de l’avant dans l'élaboration de méthodes permettant aux banques «too big to fail» de développer leurs capacités financières à résister aux crises.
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