Le dollar australien reste une des principales victimes de la guerre des changes
L’Australie reste l’une des victimes de la guerre des changes. L’accélération moins forte que prévu des prix à la consommation à un rythme annuel de 2,2% au dernier trimestre de l’année 2012, contre 2,4% anticipé par le consensus et 2% au trimestre précédent a fait baisser le dollar australien de 0,3% hier contre le billet vert à 1,0535. La devise se repliait aussi de 0,3% contre le yen à 93,40, mais reste sur une tendance nettement haussière, avec une appréciation de 23,4% depuis juin 2012. En début de semaine, elle avait atteint 94,78, son plus haut niveau contre yen depuis août 2008.
Le rebond mercredi du dollar australien est essentiellement dû à la publication des chiffres de l’inflation «qui laissent la porte ouverte à une nouvelle baisse des taux directeurs de la RBA», selon Stephen Walters, chef économiste chez JPMorgan. Pourtant, les anticipations de marchés restaient stables avec une probabilité limitée à 47% que la RBA opère une nouvelle baisse des taux directeurs de 25 pb à sa prochaine réunion qui se tiendra le 5 février. Une vision partagée par 13 des 18 économistes interrogés par le Wall Street Journal qui prévoient le statu quo en février. Cinq tablent sur une baisse qui ramènerait les conditions de financement à un plus bas historique de 2,75%, et qui n’est pour l’heure anticipée par les marchés avec certitude que d’ici l’été prochain.
D’autant que l’inflation sous-jacente est restée contenue à 2,3% sur le quatrième trimestre 2012 et ancrée dans la fourchette cible de 2% à 3% de la RBA. «Les premiers signes que les baisses de taux passées soutiennent l’économie australienne commencent à apparaître», ajoute Paul Bloxham, chef économiste chez HSBC. La hausse récente des prix du minerai de fer qui sont passés de 90 dollars en septembre à 155 dollars la tonne, la hausse des marchés actions avec l’indice local à son plus haut niveau depuis avril 2011, ainsi que l’amélioration des indices de confiance pourraient ainsi freiner la banque centrale.
Dans ce contexte, «il semble peu probable d’assister à une baisse sensible dans les anticipations de taux», estiment les économistes de Citigroup qui conseillent ainsi de jouer l’appréciation du dollar australien contre yen, le potentiel de baisse étant, selon eux, limité. Le rendement des obligations d’Etat à 10 ans restait stable à 3,32%.
Plus d'articles du même thème
-
La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
La progression des revenus et des résultats des activités de détail en France et à l'étranger, en agence et à distance, compense largement le vif recul de certains pans de la banque de financement et d'investissement. -
Engie poursuit son recentrage en préparant son désengagement du nucléaire belge
Cohérente avec la stratégie de l’énergéticien, cette décision reflète aussi la volonté du gouvernement de Bart De Wever d’avoir les mains libres pour mettre en œuvre sa politique énergétique. La lettre d’intention signée entre les deux parties marque le début d’un long processus de négociation. -
Le retrait du PIF force le LIV Golf à penser au coup d’après
Le fonds souverain saoudien a pris la décision de ne plus financer le LIV Golf, une compétition de golf qui depuis sa création en 2021 a ébranlé le monde des circuits de golf professionnels. -
Les fonds de pension britanniques devront jouer le jeu de la préférence nationale
La chancelière de l'Échiquier du Royaume-Uni a remporté une bataille pour contraindre les fonds de pension à investir leurs actifs dans le pays. -
Nomura AM International crée le poste de directeur des investissements
Il revient à Andrew Goldberg qui a passé plus de vingt ans chez JP Morgan, où il a créé le Guide des marchés et dirigé des initiatives sur les actifs alternatifs. -
Alphabet est dopé par la croissance fulgurante de son activité de cloud
S’il est le géant technologique qui cumule le plus de d'investissements en IA, Google a la confiance des investisseurs. Le bond de 63 % de son chiffre d’affaires pour son activité cloud au premier trimestre y contribue largement.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
Contenu de nos partenaires
-
CastagneAu Sénat, le report d'une note sur un pesticide vire au pugilat
Le report d'une note scientifique sur l'acétamipride a frôlé la confrontation entre le sénateur PS Michaël Weber et le président LR de l'Office parlementaire scientifique -
Seine colèreEnseignement libre : la gauche tentée de rallumer la guerre scolaire en commençant par Paris
Les Parisiens n’ont pas fini de voir des parents protester contre des fermetures de classes. La capitale sera la ville de France où le choc démographique sera le plus brutal. Il y a désormais plus de décès que de naissances dans l’Hexagone. Les projections nationales évaluent la baisse prévisible du nombre des élèves à 1,7 million à l’horizon 2035. -
Mise au pointComment le gouvernement veut tuer tout retour du débat sur la cagnotte liée à la crise énergétique
Le rapporteur général du budget au Sénat, le LR Jean-François Husson, a estimé que le retour de l'inflation conduirait à près de 21 milliards d’euros de diminution de la charge réelle de la dette. Un chiffre que conteste l'exécutif