La BCE vient de publier ses recommandations visant à «renforcer la gouvernance économique de la zone euro». La Banque centrale européenne se lance donc dans la politique; la nouvelle est de taille, mais elle ne doit pas surprendre.
Quelle vision la BCE développe-t-elle pour un renouveau de la zone euro? Pas moins que d’ériger son pendant pour la politique budgétaire: une agence fiscale européenne, autorisée à prendre des sanctions dures et automatiques en cas de déficit excessif des Etats membres. En cas d’urgence budgétaire, un fonds serait mobilisé pour suppléer au financement des dettes publiques par les marchés. Enfin, la BCE suggère de surveiller étroitement la compétitivité des pays membres à partir d’une batterie d’indicateurs nominaux (inflation, coûts salariaux, etc.).
Cette vision est doublement dangereuse: 1/ les propositions ne sont pas assez radicales puisqu’elles visent simplement à renforcer les bras préventif et répressif de l’actuel pacte de stabilité et de croissance, tout en laissant la politique budgétaire aux mains des Etats membres. Soyons réalistes, tant que la politique budgétaire permettra d’emporter des élections nationales, aucun gouvernement n’aura intérêt abandonner le droit à s’endetter. Et les règles communautaires resteront bafouées. 2/ La vision de la BCE perpétue les erreurs de Maastricht en privilégiant la convergence nominale à tout prix. Reconnaissons au contraire que les spécialisations productives sont un bienfait en union monétaire, dans la mesure où elles augmentent la rente du consommateur. Acceptons enfin que certains pays membres accusent des déficits courants structurels qui seraient comblés hors marché par des transferts fiscaux. Moyennant quoi tous les modèles économiques pourraient coexister en paix.
Une fois un tel système mis en place, les garde-fous deviennent inutiles et l’Europe pourra s’endetter autant que nécessaire pour financer sa croissance. Appliquons la logique économique plutôt que de reconstruire une usine à gaz politique.
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
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