Le départ possible du gouverneur de la banque centrale de Chine refait surface
La fin du règne approche-t-elle pour l’indéboulonnable gouverneur de la banque centrale chinoise (PBoC), Zhou Xiaochuan ? Selon le Wall Street Journal (WSJ), qui cite des sources du Parti communiste chinois, le responsable âgé de 66 ans pourrait ne pas aller au terme de son troisième mandat qui a débuté en mars 2013. Des rumeurs semblables en 2007 et 2012 avaient tourné court. Zhou Xiaochuan, explique le quotidien américain, pourrait payer le prix de luttes intestines entre réformateurs et réactionnaires.
Nommé à la tête de l’institut d'émission en 2002, le gouverneur a pesé pour que la Chine progresse sur la voie des réformes, y compris au travers d’une libéralisation des taux d’intérêt. Mais dans un contexte de ralentissement de la machine économique chinoise, la posture de Zhou Xiaochuan semble plus compliquée à tenir. En mars dernier, le gouverneur estimait qu’une levée des contrôles gouvernementaux sur la fluctuation des taux de dépôt des banques pourrait intervenir d’ici deux ans. Deux semaines plus tard, le Conseil des affaires de l’Etat (State Council) lui opposait une forme de désaveu en promettant des réformes à un rythme modéré.
Le président Xi Jinping pourrait donc décider d’un remaniement, alors que doit se tenir en octobre la quatrième session plénière du dix-huitième comité central du Parti chinois. Il devra toutefois tenir compte des éventuels remous que pourrait provoquer l’annonce du départ de Zhou Xiaochuan. Toujours selon le WSJ, un remplaçant serait dans les starting-blocks. Il s’agirait de Guo Shuqing, un ex-banquier et régulateur boursier qui occupe actuellement le poste de gouverneur de la province orientale du Shandong. Fait inhabituel, il a assisté le 16 septembre à une réunion organisée par le secrétariat du comité de politique monétaire de la banque centrale. La PBoC a démenti un départ prochain de Zhou Xiaochuan.
D’aucuns se gardent de tirer des conclusions hâtives. Nicholas Consonery, directeur Asie du cabinet de conseil Eurasia Group, ne pense pas «qu’un changement de direction à la banque centrale suggérerait quoi que ce soit sur un changement d’orientation de la politique macroéconomique ou monétaire». «Peut-être les rumeurs qui circulent sur de fortes divisions concernant la politique monétaire reflètent-elles davantage l’incapacité du gouvernement à faire respecter son propre discours que la retraite de Zhou», écrit-il dans une note.
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