Le déficit budgétaire 2011 de la France en passe de battre les prévisions

La ministre du Budget Valérie Pécresse a dit s’attendre à ce qu’il soit «probablement» inférieur à 5,5% du PIB, contre une prévision de 5,7%
Antoine Duroyon

La perspective d’un déficit budgétaire 2011 inférieur aux prévisions se confirme. La ministre du Budget, auditionnée hier devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, s’est déclarée «d’ores et déjà certaine» que le déficit public «sera substantiellement inférieur à l’objectif de 5,7% du PIB» et «même probablement inférieur à 5,5%». Valérie Pécresse n’a pas manqué de souligner qu’avec un déficit encore à 7% du PIB en 2010, il s’agirait de «la plus forte réduction depuis 1945 d’une année sur l’autre».

Le gouvernement ne dispose pour le moment que du socle définitif de l’Etat qui s’est s'établi à 90,8 milliards d’euros pour 2011, soit une amélioration de 4,6 milliards d’euros comparé à la dernière loi de Finances rectificative. La ministre a également indiqué que les recettes de l’Etat ont progressé de 1,3 milliard d’euros grâce à l’impôt sur les sociétés (+19% à 39,10 milliards d’euros) et à la TVA (+3,6% à 131,9 milliards d’euros). Et les impôts liés au patrimoine (ISF, droits de mutation, revenus des capitaux mobiliers) sont ressortis 400 millions d’euros au-dessus des attentes, à 4,3 milliards d’euros.

Quant aux dépenses publiques (hors dette et pensions), elles ont reculé de 260 millions d’euros l’an dernier. Valérie Pécresse a indiqué que les produits exceptionnels, soit 3,1 milliards d’euros, qui proviennent entre autres de prêts bilatéraux à la Grèce réduits par rapport aux prévisions ou de la cession des fréquences 4G, seront alloués à la réduction du déficit. Le niveau exact du déficit public ne pourra être connu qu’après l’intégration des chiffres de la sécurité sociale et des collectivités territoriales qui seront disponibles au milieu du mois de mars.

Egalement auditionné devant la commission, le ministre de l’Economie, François Baroin, a réaffirmé la volonté de la France «d’envoyer un message très fort» sur la taxe financière. Il a ainsi rappelé que le gouvernement travaillait sur une taxe provisoire, «un système qui puisse être autonome» et préfigurer un dispositif définitif à l'échelle de la zone euro. La France veut être «pionnière» dans ce domaine, a-t-il encore ajouté, alors que le chef de l’Etat doit dévoiler les contours de cette taxe hexagonale à la fin du mois.

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